« Si on dit qu’on a senti que vous n’étiez pas aussi frais physiquement que vous l’espériez dans un match comme celui-ci…
Je vais vous dire que si on demande à tous les joueurs qui sont présents pour la compétition s’ils sont dans une grande fraîcheur, je pense qu’il n’y en a pas un qui va dire : « oui, je suis à 100 %, c’est vrai ». On est tous sur la dernière semaine de l’année, on a tous travaillé toute l’année. Maintenant, je me sentais bien. Il n’y a pas de problème là-dessus. Mais il y a le fait de ne pas avoir réussi à matcher son intensité à lui, qui est un joueur qui en met beaucoup, qui joue un peu à ma façon. Il a plus réussi à faire que moi. C’est pour ça qu’il gagne ce soir (mardi).
Est-ce que je n’ai pas réussi à le faire parce que techniquement ou mentalement, je n’étais pas dans la bonne case pour le réaliser ? Ou est-ce que parce que physiquement, j’étais un petit peu fatigué ? C’est possible aussi. Maintenant, quand tu joues pour l’équipe, pour le pays, tu n’en as rien à faire de l’état dans lequel tu es. Si tu as un poignet cassé ou une raquette cassée, tu donnes tout ce que tu as et tu vas chercher au fond de toi pour trouver des solutions. Je n’étais pas loin sur ce deuxième set. Bravo à Zizou.
On sait que vous êtes un joueur qui aime beaucoup les compétitions par équipe. De ce point de vue là, est-ce encore plus difficile à encaisser ?
Oui, bien sûr. Déjà, les défaites toute l’année ne sont pas simples. Encore plus quand tu joues pour une équipe, pour des copains, pour un staff, pour un capitaine qui sont exemplaires, qui nous poussent. On a commencé en février. On a fait un bon match en Croatie. J’ai une pensée pour Ben (Bonzi), Pierre Hugues (Herbert) et Gio (Mpetshi Perricard) qui n’ont pas joué ce soir. Et ça me fait mal de ne pas leur avoir donné la chance de jouer. »