l’essentiel
Absent lors des deux derniers matchs, l’ailier toulousain est de retour. Il espère surfer sur sa bonne dynamique de début de saison avec quatre essais marqués et ainsi aider son équipe à bien gérer la période de doublons.

Vous revenez de blessure, comment ça va ?
Ça va. J’ai été forcément frustré de louper les deux derniers matchs à cause de mon dos, mais je pense qu’à ce moment-là de la saison, ce n’était pas le moment de faire l’effort de trop mais plutôt d’essayer de bien récupérer. Et surtout de bien bosser avec le pôle médical et le pôle préparation physique. Ils m’ont bien encadré donc je les remercie et au moins j’ai pu essayer d’optimiser le temps.

Et surtout c’est arrivé alors que vous aviez bien débuté la saison.
Oui, j’ai eu la chance de bien travailler cet été pendant la prépa et je me sentais bien. J’espère que ça ne sera pas un gros coup d’arrêt non plus. Mais c’est sûr que quand on est dans des dynamiques positives, on a envie de pouvoir continuer à enchaîner.

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Là, on attaque la période des vrais doublons. Est-ce que vous avez un rôle particulier à jouer avec votre expérience ?
Un rôle particulier je ne sais pas, en tout cas je pense que je ne suis pas le seul. On a la chance d’avoir des joueurs comme Pita (Ahki), Cyril (Baille), Alexandre (Roumat), Jack (Willis). Il reste donc quand même des joueurs confirmés de l’équipe et des leaders. En tout cas, c’est sûr que j’ai la chance d’être là depuis un petit moment et d’avoir grandi avec ces doublons donc oui c’est quelque chose dont je suis conscient. Mais bon heureusement, le rugby ne se joue pas qu’avec un seul joueur mais à 15 et on a la chance comme je dis d’avoir plusieurs joueurs qui ont cette expérience et qui vont pouvoir la faire partager à l’équipe, donc.

C’est une période de doublons que vous avez appris à appréhender.
Oui et si on perd samedi, on dira le contraire. On a pris conscience de l’importance de cette période et on a appris à l’appréhender et même à savoir resserrer le groupe et à construire peut-être des victoires sur ces périodes-là. Ça nous resserre le groupe. On voit des jeunes jouer, on voit des jeunes montrer le bout de leur nez et c’est génial. Et on sait que dans cette période-là, on a besoin de ne pas lâcher notre rugby parce que c’est ce qui nous est cher.

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On en a déjà un petit peu parlé, mais comment jugez-vous votre début de saison ?
Encore une fois, quand on a la chance d’avoir un collectif qui marche, même si on n’est pas content d’avoir lâché quelques matchs à l »extérieur dans les dernières minutes, à l’extérieur… On essaie quand même de mettre du volume de jeu, de jouer, donc forcément c’est toujours plaisant. J’étais l’un des premiers, quand ça allait un peu moins bien, à trouver des excuses derrière le collectif. Maintenant que ça va, je veux continuer à être derrière le collectif. Forcément, on le sait, quand l’équipe avance et qu’on arrive à se trouver sur les extérieurs, et pas que moi, parce que tous les ailiers ont scoré et ont fait des bons matchs, c’est qu’on a des ballons de qualité. Donc c’est le signe d’une équipe en bonne santé, je dirais.

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Et cela vous a fait du bien de marquer rapidement cette saison ?
Oui, ça fait du bien. J’avais la chance quand même d’avoir le caractère et d’être assez proche déjà des joueurs et du staff. Forcément, tu es frustré quand tu ne marques pas. Moi j’avais dit que ça allait revenir. Mais forcément, c’est notre rôle d’ailier, c’est surtout à ça qu’on est regardé. Donc oui, je suis très content d’avoir pu marquer et surtout de participer aux victoires de l’équipe. Ce que j’aime, c’est jouer, engranger du temps de jeu, essayer d’être le plus efficace possible, apporter le plus possible à l’équipe.

La technique du plongeon en coin, vous la travaillez ?
Non, non. C’est peut-être ça qui me fait mal au dos à force (rires). Il y a un peu d’instinct, on va dire.

Parce que les gens sont étonnés de pouvoir placer un ballon d’une main avec le corps complètement en déséquilibre. Il n’y a pas d’exercice particulier pour cette action ?
Si, on travaille toujours, on s’amuse. Ce sont les petits jeux qu’on met en place qui peuvent aider. C’est le fait de faire les passes et d’attraper les ballons comme au football américain. On arrive à développer peut-être un peu de dextérité. Ce sont des trucs que tout le monde bosse. En tout cas, bien sûr, parfois les ailiers marquent de façon un peu acrobatique.

Et c’est plus grisant de marquer de façon acrobatique ?
En tout cas, tu as moins le temps de réfléchir. Quand tu as un essai qui est tout fait, tu es très content d’être là, parce qu’il faut y être au bon moment. L’année où Ashton marque beaucoup, il n’a pas que des essais où il traverse le terrain, mais il faut être là. Mais forcément quand tu sens que tu travailles ton défenseur, c’est vrai que c’est toujours agréable.