Passé au travers de son match
face aux Fidji, Romain Ntamack n’en finit plus depuis samedi
d’essuyer des critiques.
Le passage en famille, dimanche, aura sans doute fait du bien à
Romain Ntamack. Au lendemain du pénible succès décroché face aux
Fidji (34-21), le demi d’ouverture du Stade Toulousain a pu
retrouver sa compagne et leur bébé d’un an. Une douce parenthèse
après une nouvelle sortie compliquée, samedi, avec le XV de
France.
Car si après quatre défaites de rang les troupes de Fabien
Galthié ont renoué avec la victoire, leur prestation a été très
insuffisante. Les Bleus avaient certes bien démarré la rencontre,
mais après vingt bonnes premières minutes, les Français ont connu
un sévère trou d’air avant de se contenter du service minimum en
seconde période.
Et depuis samedi, si de nombreux joueurs ont été en difficultés
sur la pelouse du Stade Atlantique, Romain Ntamack cristallise les
critiques. L’ouvreur toulousain a en effet livré une copie insipide
et laissé de nombreux observateurs sur leur faim. C’est notamment
le cas de Yann Delaigue, spécialiste du poste.
Romain Ntamack pas épanoui avec le XV de France ?
« Il est un peu effacé, a-t-il confié à son sujet
dans les colonnes de L’Equipe. Même s’il ne fait jamais de
mauvais matches. J’aimerais qu’il soit plus leader, plus brillant,
qu’il prenne des initiatives. » Un avis partagé par un autre
ancien Bleu, Richard Dourthe.
« On le voit davantage avec son club car l’animation y
est plus importante autour de lui. Il a plus de solutions pour
faire briller ses partenaires ou briller lui-même. Avec les Bleus,
je ne sais pas s’il est vraiment épanoui », a-t-il
expliqué, amer.
Critiqué, Romain Ntamack bénéficie toujours de la confiance du
staff tricolore. « Je ne suis pas au courant qu’il y ait
des interrogations. Dans le groupe, Romain Ntamack n’est pas
critiqué, a assuré à son sujet l’entraineur adjoint des Bleus,
Laurent Sempéré. Il se comporte comme le numéro 10 de cette
équipe. Il est très engagé, froid dans l’analyse, honnête sur les
performances de l’équipe et ça tire l’équipe vers le haut. Un
ouvreur dépend aussi de la qualité des ballons qui lui sont
fournis. »