Vitrival, réalisé par le duo belge Noëlle Bastin et Baptiste Bogaert, est un film de fiction qui sortira en salles le 26 novembre 2025 en Belgique.

Cette œuvre d’environ 111 minutes s’inscrit dans le genre de la comédie dramatique et propose une immersion dans une petite communauté avec un humour et une justesse de ton très appréciés par la critique dès sa présentation dans divers festivals.

Synopsis et univers du film

Le récit de Vitrival suit la vie de deux cousins, joués par Pierre Bastin et Benjamin Lambilotte, qui sont agents de quartier dans ce qui est surnommé le plus beau village du monde. Au fil de leurs patrouilles quotidiennes, ils se trouvent confrontés à une série d’événements graves, notamment une vague inquiétante de suicides. Ce contexte sombre est traité avec une approche naturaliste teintée d’humour désarmant, qui invite à réfléchir sur la santé mentale, la solidarité et la vie rurale contemporaine.

Le film excelle dans la peinture d’une communauté où chaque personnage porte une part de mystère, de tristesse ou d’espoir, rendant le cadre à la fois familier et profondément humain. La radio locale, omniprésente, sert de toile de fond sonore et narrative, apportant un sentiment d’immersion dans ce microcosme aux allures parfois intemporelles.

Les forces de la réalisation et de l’écriture

La collaboration de Noëlle Bastin et Baptiste Bogaert se fait sentir dans la finesse du scénario et la direction d’acteurs. Le film mêle habilement éclats de rire, silences pesants et scènes poignantes, faisant ressortir la complexité des personnages et des situations. La photographie soigneuse met en valeur les paysages du village et la lumière naturelle, créant une atmosphère authentique et parfois poétique.

Le scénario, oscillant entre légèreté et gravité, permet à Vitrival de s’affirmer comme une réflexion sur les petits drames de la vie quotidienne, sans jamais tomber dans le pathos excessif. Les dialogues sont ciselés, volontiers décalés, et renforcent l’attachement du spectateur à ces personnages attachants mais parfois imparfaits.

Un film porteur de messages sociaux

Au cœur de Vitrival se trouve un questionnement sur la santé mentale en milieu rural, un sujet rarement mis en lumière avec autant de justesse au cinéma. Le film explore les mécanismes de l’isolement, mais aussi la solidarité silencieuse qui peut naître dans une communauté resserrée. La vague de suicides, bien que dramatique, ouvre la porte à une nuance subtile entre détresse personnelle et dynamique sociale.

Par ailleurs, la figure des deux cousins- agents de quartier incarne une sorte de double regard : celui de l’observateur extérieur et celui du proche acteur de la vie locale. Cela apporte une dualité intéressante qui nourrit la tension narrative sans la rendre forcément tragique.

Réception anticipée et place dans le cinéma belge

Présenté en avant-première dans plusieurs festivals, notamment le Festival de Rotterdam, Vitrival a été salué pour son originalité et son ton rafraîchissant dans le paysage du cinéma belge contemporain. Ce film bénéficie également d’une distribution solide et d’un soutien critique qui augure d’une belle carrière en salles.

Dans le contexte de la production belge, souvent reconnue pour son cinéma d’auteur à la fois engagé et accessible, Vitrival s’inscrit comme un exemple réussi d’un film capable d’associer divertissement et profondeur, tout en questionnant des réalités sociales importantes.

Vitrival : la bonne surprise belge

Avec sa sortie programmée pour le 26 novembre 2025, Vitrival est un film à surveiller de près, tant pour les amateurs de comédies dramatiques bien écrites que pour ceux qui s’intéressent à la représentation des problématiques rurales actuelles.

Avec sa finesse d’écriture, ses performances d’acteurs convaincants et sa mise en scène contemplative, il promet une expérience cinématographique humaine, digne des meilleures productions belges.