Par
Hervé Pavageau
Publié le
19 nov. 2025 à 16h09
Les fondations sont posées depuis décembre 2021. Sa construction a coïncidé avec le lancement de l’élaboration du Plan local d’urbanisme intercommunal de Sèvre et Loire. Un document sur lequel la jeune association a des choses à dire et à proposer. Pour cause : l’habitat est son champ d’action et de travail. Cette association nouvelle dans le territoire, qui regroupe une dizaine de personnes, a pour nom : Habitez autrement en Sèvre et Loire. Comme son nom l’indique, le collectif promeut toutes les formes d’habitat qui changent de l’habitat traditionnel.
Le modèle qu’il défend, c’est l’habitation « réversible, légère, démontable, participative et déplaçable », explique Delphine Legal, cofondatrice.
Un habitat léger dont le statut juridique est aujourd’hui reconnu par la loi ALUR de 2014.
Une réglementation « méconnue »
Problème, cette réglementation d’urbanisme, qui encadre leur installation, est souvent « méconnue des élus », déplore l’association qui entend participer au débat et donner de l’information sur le sujet.
Nos modes de vie n’ont pas évolué. Nos habitats individuels ou collectifs sont les mêmes depuis 70 ans. Or ces habitats légers séduisent de plus en monde. Pour plusieurs raisons. C’est un logement plus accessible financièrement, qui exige moins de matériaux de construction, et préserve mieux les écosystèmes.
Fabien Mauconduit, membre de l’association
Malgré plusieurs demandes et des participations aux réunions publiques, Habitez autrement en Sèvre et Loire n’a pas été associé au travail sur le PLUi.
« On n’a pas réussi à avoir un rendez-vous en deux ans », regrette Felphine Legal.
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L’association militante et citoyenne a apporté sa contribution à l’enquête publique sur le plan local d’urbanisme intercommunal qui s’est terminée le 15 octobre dernier.
PLUi : avis défavorable
À l’exception d’une zone dédiée à Mouzillon qui doit servir de test, le document ne dit :
Rien de précis et ne comporte aucune disposition réglementaire spécifique relative aux habitats alternatifs.
Anaïs Conin, cofondatrice de l’association.
L’association a d’ailleurs regretté que ce secteur de 2 500 m2 réservé dans le PLUi à l’implantation d’habitats sans fondation à Mouzillon puisse aussi accueillir des services recevant du public : bureaux, équipements publics, commerces…
Problème, « aucune mention, ni restriction sur le type de construction autorisé (avec ou sans fondation) ne sont faites dans le document d’urbanisme », relève l’association pour qui la disposition détourne « ainsi l’esprit initial de l’habitat réversible ».

L’association a organisé une réunion publique en octobre dernier à Vallet. ©HSM
L’autre critique majeure concerne les Stecal : Secteurs de taille et de capacité d’accueil limitées.
Le projet de PLUI en dénombre 43 dans le territoire.
Aucun « n’est destiné à accueillir des habitats liés à l’activité agricole, permettant la construction d’un logement réversible », condamne l’association qui a donné un avis défavorable lors de l’enquête publique.
Accompagner et informer
Pour le collectif, la collectivité est frileuse et va même « à reculons » sur la question des habitats légers, « alors qu’il y a une demande », martèle Fabien Mauconduit.
Ancrée sur le territoire, Habitez autrement en Sèvre et Loire veut jouer un rôle actif d’accompagnement et d’information.
En octobre, elle a organisé une réunion publique qui a réuni une vingtaine de personnes.
Le collectif projette aussi d’organiser deux à trois fois par an des événements et des présentations de logement différent.
Les idées ne manquent pas.
Car en matière d’habitat léger, tout est à construire sur le territoire.
Pour contacter Habitez autrement en Sèvre et Loire, association pour la promotion et la reconnaissance des habitats alternatifs : [email protected] ou 06 22 85 61 30.
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