Washington (awp/afp) – Les stocks commerciaux de pétrole brut ont plus diminué qu’attendu la semaine dernière, selon des chiffres publiés mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), un décalage attribuable pour partie à la reprise des exportations.
Durant la période de sept jours achevée le 14 novembre, ces réserves ont diminué de 3,4 millions de barils, soit le double des 1,7 million attendus par les analystes, selon la médiane d’un consensus établi par l’agence Bloomberg.
Au total et hors réserve stratégique, les stocks se sont établis à 424,2 millions de barils. Il s’agit du premier recul après trois semaines consécutives de hausse.
Cette diminution plus marquée qu’attendu est en partie attribuable à un bond des exportations (+48%), qui retrouvent leur niveau habituel après le creux observé lors de la période précédente.
Les importations ont aussi augmenté (+14%), mais moins que les exportations. Au total, les importations nettes sont donc en baisse, de plus de 600.000 barils quotidiens.
L’évolution des stocks a aussi été influencée par un ajustement statistique de l’EIA, qui a cette fois enlevé 278.000 barils par jour aux volumes de brut arrivés sur le marché américain.
Ce redressement lui permet de corriger des approximations constatées lors des périodes précédentes et ne reflète pas l’activité de la semaine dernière.
La production américaine a très légèrement diminué et les raffineries ont tourné à un régime un peu plus élevé que la semaine précédente, utilisant leurs capacités à 90,0% contre 89,4%.
La quantité de produits livrés au marché américain, indicateur implicite de la demande, a légèrement diminué (-3%), mais est restée au-dessus du seuil symbolique des 20 millions de barils par jour.
La publication de ce rapport a permis aux cours de l’or noir de mettre en suspens leur érosion.
Vers 15H50 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en janvier, cédait 2,16% à 63,48 dollars. Mais il s’écartait de son plus bas observé mercredi, à 62,86 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en décembre, suivait la même direction, lâchant 2,30% à 59,34 dollars.
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