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Publié le 19/11/2025 21:37

Temps de lecture : 3min – vidéo : 2min

États-Unis : les bonnes affaires de Donald Trump en Arabie saoudite

États-Unis : les bonnes affaires de Donald Trump en Arabie saoudite
(France 2)

2min

Donald Trump a reçu mardi 19 novembre avec les plus grands honneurs son nouvel allié privilégié, le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane. Au menu, dîner royal, conférence de presse et 1 000 milliards de dollars d’investissements promis aux États-Unis.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Trump le président, ou Trump l’homme d’affaires ? Qui a accueilli mardi 18 novembre en grande pompe le prince héritier d’Arabie saoudite à la Maison-Blanche (Washington, États-Unis) ? Lorsque les deux hommes s’installent dans le bureau ovale, la question est aussitôt posée par une journaliste d’ABC News : « Est-il bien normal que votre famille fasse des affaires en Arabie saoudite alors que vous êtes président ? Est-ce un conflit d’intérêts ? »

« Fake news. Vous racontez n’importe quoi. ABC, l’une des pires chaînes de télévision. Mais je vous réponds quand même. Je n’ai plus de lien avec l’entreprise familiale. Je l’ai quittée après avoir mis toute mon énergie. Ma famille se débrouille bien, ils font des affaires partout. Pas beaucoup en Arabie saoudite d’ailleurs. Mais ils peuvent en faire plus », lui répond le président.

La question se pose pourtant, car l’empire Trump est associé à plusieurs projets en Arabie saoudite, notamment une tour bientôt construite dans la ville de Jeddah. Un promoteur proche du pouvoir saoudien sera chargé de l’édifier, mais elle rémunérera la société Trump pour l’utilisation de son nom.

Lors de sa visite en Arabie saoudite il y a quelques mois, Donald Trump s’est aussi rendu sur un site qui pourrait accueillir un autre grand projet familial. Le président américain a confié ses affaires à Eric, l’un de ses fils, qui multiplie les voyages au Moyen-Orient. Son gendre, il y a aussi de nombreux projets, mais il rejette les accusations de conflits d’intérêts. « Ce que les gens appellent un conflit d’intérêts, nous appelons cela des relations de confiance et une expérience bâtie à travers le monde », rétorque Jared Kushner, homme d’affaires et gendre de Donald Trump.

Pas de quoi rassurer les organisations qui luttent pour la transparence du pouvoir en Amérique. « Jamais dans l’histoire, nous n’avons eu autant de doutes sur le possible enrichissement d’un président américain en exercice. Le président des États-Unis est élu pour représenter les citoyens, pas pour se représenter lui-même », commente Allison McManus, analyste au Centre pour le progrès américain (CAP).

« Des soupçons de conflits d’intérêts qui valent aussi pour les relations entre Donald Trump et le Qatar, ou les Émirats arabes unis. Selon une organisation classée à gauche, la fortune de la famille Trump aurait bondi de près de 2 milliards de dollars depuis son élection », conclut Franck Genauzeau, de France Télévisions Washington.