À peine sorti, Running Man fait déjà un petit bide au box-office et ça fait réagir le scénariste du premier film Steven E. de Souza.

Chez Écran Large, on aime beaucoup Edgar Wright, et son dernier né, s’il n’est pas notre préféré, nous plaît assez, comme expliqué dans notre critique de Running Man. Malheureusement, cela se saurait si le succès en salles d’un film était toujours proportionnel à ses qualités esthétiques. Avec ses poussifs 28 millions de dollars de recettes à date de cet article dans le monde, cette seconde adaptation du récit dystopique de Stephen King semble très mal engagée pour rembourser ses 110 millions de dollars de budget (sans même compter le coût marketing).

Depuis, chacun cherche une explication au désastre. Un des derniers en date à avoir donné son avis sur la question est Steven E. de Souza. Le scénariste derrière 48 Heures, Piège de cristal ou encore Judge Dredd a également écrit la première adaptation du roman de King avec Arnold Schwarzenegger. Il compare, sur la base des deux scénarios, les insuccès respectifs des longs-métrages de 1987 et 2025, cherchant ainsi à éclairer la situation. ATTENTION SPOILERS !

Running Man : photo, Arnold Schwarzenegger

À choisir, plutôt Schwarzie que Powell. Plus de muscles, et puis ce pyjama !FINISH LINE MAN

Interviewé par The Hollywood Reporter, de Souza s’est souvenu que sa propre version de Running Man avait été fortement critiquée pour sa fin, différente de celle du livre. Et il constate que des reproches similaires sont adressés par la presse à l’œuvre de Wright :

« J’ai lu le scénario [de la version 2025] et j’ai [senti] que, sur le papier, ils avaient réussi à faire fonctionner la fin. La fin du livre est déprimante, il en fallait donc une nouvelle. [Mais], même les critiques qui adorent [Running Man] disent que cette fin n’est pas convaincante. Il me semble que cette fois encore, quelque chose a encore mal tourné entre la page et la scène. »

La fin des films, présentant un héros qui survit et mène le peuple vers la révolution, est en effet bien différente de celle, pessimiste, du roman. Le protagoniste y trouve la mort dans un attentat suicide contre le centre du réseau médiatique. La variation nous a plu chez Écran Large, mais visiblement tous les critiques, surtout outre-Atlantique, ne sont pas de notre avis.

Running Man Michael Cera

Des rêves de Grand Soir pour les versions cinéma

Pourtant, on reste dubitatif. Ça n’est sûrement pas à cause de légers bémols critiques, qui plus est portant uniquement sur la fin du long-métrage, que Running Man s’est planté au box-office. Lucide, Steven E. de Souza apporte une autre explication plus probable :

« Ce que les gens disent, c’est que le marketing était très peu destiné aux femmes. Il y a sans doute du vrai là-dedans. La science-fiction a toujours été un genre plutôt masculin. »

De notre côté, on encourage tous les cinéphiles, quel que soit leur sexe, à se faire leur propre avis sur Running Man, dans nos salles depuis le 19 novembre 2025.