À Rennes, une affaire secoue l’école maternelle des Clôteaux, dans le sud de la ville. Vendredi 10 octobre, le directeur de l’établissement, également enseignant en maternelle, a été violemment pris à partie par une famille refusant qu’un homme fasse cours à leur fille. Selon un tract rédigé par l’équipe éducative et consulté par l’Agence France-Presse, il a été visé par de « graves menaces » accompagnées d’« outrage sexiste », de « diffamation » et de « mépris ».

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D’après des sources syndicales, les parents exigeaient que leur enfant soit changée de classe pour être encadrée par une femme. Le père aurait tenu des propos particulièrement inquiétants, assurant ne pas craindre de « faire trente ans de taule » pour obtenir gain de cause, selon des déclarations rapportées au Figaro. L’enseignant, choqué, est depuis en arrêt de travail.

Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a rapidement tenu à préciser, à l’occasion d’un déplacement dans une école de Villeurbanne, qu’il ne s’agissait « pas d’un motif religieux ». Une plainte a été déposée, jeudi 20 novembre.

« L’école de la République, c’est la même pour tous et c’est sa force »

Pour soutenir leur directeur, l’équipe pédagogique a décidé d’une journée de grève ce vendredi, estimant que « le lien de confiance » est désormais « rompu » avec la famille à l’origine des menaces. Les enseignants demandent que la petite fille soit scolarisée dans un autre établissement.

« D’autres établissements seront probablement aussi en grève, ainsi que des agents territoriaux, avertit Fabrice Lerestif, secrétaire général FO d’Ille-et-Vilaine. Car nous avons d’autres signaux du même ordre, dans d’autres cadres. Tout cela ne doit pas être banalisé », a-t-il fait savoir auprès du Figaro.

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Le rectorat de Rennes affirme que « la situation est connue » et suivie « attentivement » depuis octobre. La famille concernée a été convoquée pour un rappel du cadre légal et « a reconnu avoir eu des propos menaçants ». Selon les informations du quotidien 20 Minutes, l’administration a accordé « une mesure de protection fonctionnelle » à l’enseignant.

« Le directeur d’école avait raison. Il a donc tout mon soutien et tout le soutien de l’institution », a déclaré Édouard Geffray. Et d’ajouter : « L’école, ce n’est pas le supermarché des revendications individuelles. […] L’école de la République, c’est la même pour tous et c’est sa force. »

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