La vulnérabilité et la pauvreté, Tony Gomes les connaît. Lui-même les a connues durant son enfance en Guinée-Bissau, où il est né. Dès son arrivée à Saint-Étienne, il s’est rapproché d’associations de soutien aux plus démunis, pour donner un coup de main. « En France, il y a des structures qui peuvent venir en aide aux plus pauvres. Là-bas, il n’y a rien. » Quand il retourne dans son pays d’origine, il est confronté à cette réalité : « Des orphelins ne vont pas à l’école, les hôpitaux n’ont aucun moyen, il peut y avoir seulement trois lits pour 30 à 40 personnes, et ils sont dévolus aux plus riches. Il n’y a pas longtemps, un membre de ma famille est mort à l’hôpital, assis sur une chaise. »

« J’y vais toujours avec des fournitures scolaires et des vêtements »

Alors, quand…