Après une minute de silence dans un froid glacial, les organisateurs remercient les personnes présentes. «On est la ville la plus peuplée de France mais on n’arrive pas à remplir la place de l’hôtel de Ville», lance, déçue, une dame à un proche d’Amine Kessaci. Il lui répond par un sourire. Il y a du monde, c’est déjà ça. Venue de Champigny-sur-Marne avec son conjoint et leurs enfants, Sophie, qui garde son nom de famille pour elle, trouve qu’il était «important de venir en soutien à la famille de Mehdi Kessaci. […] Ça n’est pas qu’à Marseille, le narcotrafic. C’est un problème que l’on retrouve partout, qui gangrène la société». Fonctionnaire à Montreuil, Clarisse (son prénom a été modifié) approuve. Pour cette sexagénaire, cette mobilisation doit permettre d’appeler les pouvoirs publics à «réagir». Mais elle prévient : «Tout ne doit pas passer que par la répression».