VIDÉO — Chaque semaine, nos critiques cinéma commentent un film sorti en salles. Aujourd’hui, Samuel Douhaire et Marie Sauvion cherchent en vain des qualités au dernier film d’Edgar Wright, blockbuster “bâclé”, “qui confond rythme et agitation”.
Publié le 22 novembre 2025 à 11h00
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Cette semaine, le réalisateur britannique Edgar Wright est de retour en salles avec Running Man, adaptation du roman de Stephen King et remake du film éponyme sorti sur les écrans en 1987. Vendu comme un grand blockbuster politique, le film n’est finalement qu’un blockbuster. Avec un budget pharaonique de 110 millions de dollars, le metteur en scène du cultissime Shaun of the Dead (2024) se prend les pieds dans les tapis, confondant rythme et agitation, et livre une copie fadasse et bourrine de cette chasse à l’homme.
Pour Samuel Douhaire : « C’est un sujet en or, une formidable idée de film d’action, avec de nombreux prolongements politiques potentiels. » Malheureusement, cette dimension est totalement escamotée, il ne faudrait surtout pas donner trop à réfléchir aux spectateurs. Autre frustration pour notre critique, la création de ce monde futuriste est réduite à son strict minimum. N’est pas Ridley Scott qui veut ! De son côté, Marie Sauvion, ravie de voir le comédien principal, Glen Powell, à l’écran, lui qui a mis si longtemps à percer, a un message amical à lui faire passer : « Glen, si tu nous regardes, fais un peu gaffe aux films que tu choisis ! » Dents serrées, muscles en avant, il joue un type en colère. Le problème, c’est qu’il ne joue que ça.
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