« Le funiculaire est notre seul moyen de transport collectif. Il n’y a pas de bus permettant d’accéder à la colline. Ce n’est quand même pas normal de se battre pour rentrer chez soi après une journée de travail. » Ces dernières années, le train-train quotidien d’Audrey a tendance à dérailler. En cause, selon cette thérapeute de 42 ans : la file d’attente – « parfois interminable » – devant la rame TCL reliant le quartier du Vieux-Lyon à Fourvière, où elle habite depuis près de 20 ans.

La riveraine le déplore, malgré une « surfréquentation du funiculaire », liée au nombre de touristes qui l’empruntent, il n’existe pas d’accès prioritaire pour les habitants. Autrement dit, « on fait la queue comme tout le monde. Sauf que, pour nous, ce n’est pas une attraction, mais un moyen de transport. Et surtout, on paye…