Par
Lisa Rodrigues
Publié le
24 nov. 2025 à 15h15
Ils sont au moins une soixantaine de personnes à occuper une partie des locaux de la Métropole de Grenoble depuis mercredi 19 novembre. Des familles précaires et sans-abris, avec « des enfants en bas-âge, des femmes enceintes et des travailleurs à vélo » qui ont été expulsés de leurs logements à la Villeneuve ces dernières semaines.
Ces logements, ce sont des squats aux mains de « marchands de sommeil » et d’un « système mafieux » qui menacent et rackettent les occupants. Une situation que Grenoble-Alpes Métropole dénonce.
Un État « absent »
Christophe Ferrari, président de la Métropole, et son vice-président en charge de l’habitat et du logement, Jérôme Rubes, ont écrit une lettre ouverte à la préfète de l’Isère pour l’alerter du sort de ces familles. Et pour demander à l’État d’agir.
L’ensemble des maires de la Métropole ont été sollicités pour apporter, autant que faire se peut, des solutions, des réponses communales, pluricommunales, intercommunales. […] Nous souhaitons évidemment que l’État, absent jusque là et nous le regrettons profondément, en prenne toute sa part.
Grenoble-Alpes Métropole
L’urgence est d’autant plus présente que le « froid s’installe » – la loi autorise à expulser les occupants de squats même pendant la trêve hivernale – et qu’aucune solution pérenne n’a, pour le moment, été trouvée.
Des associations à leurs côtés
Les familles sont également suivies par des associations et collectifs de droit au logement, présents avec eux au siège de la Métropole.
Plusieurs d’entre elles en ont également appelés à la mairie de Grenoble lors d’actions et de manifestations.
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Le maire écologiste de la Ville, Éric Piolle, avait en effet promis il y a plusieurs semaines de réquisitionner les logements vacants pour les transformer en hébergements d’urgence. Une promesse qui ne s’est pas encore suivie de faits, selon les associations.
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