Au cours du mandat, Auréa Cophignon a été chargée par Christian Estrosi de proposer aux Niçois une kyrielle de nouveaux moyens d’expression : réunions publiques dans tous les quartiers, plateforme numérique pour voter en continu… Voici le résultat des dernières initiatives.

Vous êtes l’élue chargée de la « démocratie participative » à Nice. C’est-à-dire ?

Pour renforcer la proximité, nous avons développé des outils existants, puis proposé de nouveaux rendez-vous aux Niçois. Aujourd’hui, nous avons un conseil communal consultatif avec des volontaires, un conseil des jeunes, des conseils de territoire dans les quartiers, des réunions publiques « À vous la parole » où le micro circule et, depuis janvier 2025, une plateforme internet où chacun a pu voter sur des questions locales, voire même nous transmettre des idées d’initiatives.

Il a fallu attendre la toute fin du mandat, juste avant la campagne, pour que les habitants puissent s’exprimer directement et très régulièrement avec une part de ces outils. De même, on a évoqué des « référendums locaux », qui ne sont jamais arrivés…

On a testé des choses par le passé, qui n’ont pas toutes pu rencontrer leur public. Il a donc fallu prendre le temps de plancher sur des alternatives, qui ont performé. 4500 Niçois se sont inscrits sur jeparticipe.nice.fr, qui a réuni 40.000 visiteurs depuis janvier. 549 idées ont été déposées, et pourront, une fois l’élection passée, bénéficier pour certaines du budget participatif qui était prévu. On parle d’environ un million d’euros fléchés vers ces projets d’intérêt public, imaginés par les habitants.

Certes, il y aurait pu avoir des référendums. Mais avec le numérique, on a pu voter en permanence, influencer l’action politique. Le choix du nom pour le nouveau centre des congrès au Port Lympia a particulièrement mobilisé (1173 votes).

Ces premiers chiffres peuvent avoir l’air timides pour une ville de 345.000 habitants, non ?

Une fois passée la période de réserve, nous en ferons davantage. Pourquoi pas des « agoras citoyennes » histoire que chacun ait l’occasion de venir défendre en public ses propositions, ses initiatives ? 1000 ou 2000 votes sur une question, cela peut paraître mitigé. Comme un panel de sondage, ça représente aussi sans doute l’opinion niçoise ! Il faut toujours s’améliorer, notamment auprès des jeunes. Avec tout ceci, on y travaille concrètement et surtout, on a bien avancé.