Des tirs ont touché deux militaires de la Garde nationale à Washington, ce mercredi 26 novembre à 14h30, heure locale (19h30, heure française). Ils sont toujours dans un état critique. Le tireur présumé, un ressortissant afghan de 29 ans, est également sévèrement blessé.
Donald Trump a dénoncé mercredi un « acte de terreur » et promis de renforcer ses politiques anti-immigration après des tirs visant à Washington deux militaires de la Garde nationale, qui sont toujours dans un état critique, selon les autorités. Les tirs sont survenus mercredi après-midi en plein centre de la capitale américaine. Les deux militaires touchés sont « grièvement blessés » et le tireur présumé est lui aussi « sévèrement blessé », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social, qualifiant l’auteur d' »animal » qui « paierait très cher » son acte.
Le suspect est un ressortissant afghan de 29 ans, qui avait travaillé avec l’armée américaine et la CIA en Afghanistan avant d’être exfiltré vers les Etats-Unis, ont affirmé mercredi des médias américains.
L’immigration en cause selon Donald Trump
Depuis la Floride, Donald Trump s’est livré à une véhémente diatribe contre l’immigration, qualifiée de « plus grande menace pour la sécurité nationale », en reprochant à son prédécesseur démocrate Joe Biden (2021-2025) d’avoir laissé entrer des « millions » d’étrangers aux Etats-Unis. Le président républicain a dit que son gouvernement devait maintenant « réexaminer » tous les individus venus d’Afghanistan quand Joe Biden était au pouvoir.
Peu après son allocution, le USCIS, une agence fédérale chargée de l’immigration, a indiqué sur ses réseaux sociaux la suspension immédiate et à durée indéfinie du « traitement de toutes les demandes d’immigration concernant des ressortissants afghans », « dans l’attente d’un nouvel examen des protocoles de sécurité et de vérification ». AfghanEvac, une organisation chargée d’aider des Afghans à s’établir aux Etats-Unis après le retrait américain d’Afghanistan de 2021, s’est défendue, affirmant procéder à « des vérifications de sécurité (…) parmi les plus approfondies » en matière d’immigration. « L’acte de cet individu isolé et violent ne doit pas servir d’excuse pour définir et rabaisser une communauté entière », a lancé son président, Shawn VanDiver.
Les deux militaires dans un « état critique »
Il s’agit de la pire attaque commise contre la Garde nationale depuis son déploiement ces derniers mois dans des villes démocrates. Vers 14h15, heure locale (19h15, heure française), le « suspect est arrivé à l’angle de la rue, a soulevé son arme à feu et a tiré vers des gardes nationaux » en patrouille, a déclaré lors d’une conférence de presse Jeffery Carroll, un responsable de la police de Washington, parlant d’un « tireur solitaire ». « Les tirs étaient ciblés », a complété Muriel Bowser, la maire démocrate de Washington, lors de la même conférence de presse.
Les deux militaires sont dans un « état critique », a insisté devant les caméras Kash Patel, le directeur du FBI, alors que la confusion a un temps régné sur leur sort. La police de Washington a par ailleurs fait savoir qu’elle n’avait pour l’instant « connaissance d’aucun mobile ».
La Maison Blanche a, elle, accusé l’opposition démocrate d’avoir « diabolisé » les soldats en critiquant leur déploiement. La Garde nationale est en effet déployée à Washington depuis le 11 août sur décision de Donald Trump qui affirme ainsi vouloir endiguer une criminalité galopante dans la capitale fédérale, ce que démentent les autorités démocrates. Une juge fédérale a conclu le 20 novembre que ce déploiement, censé s’achever le 28 février 2026, était illégal. Elle a donné raison à la municipalité de la capitale, qui accusait l’exécutif fédéral d’outrepasser ses pouvoirs.