Deux militaires déployés dans la capitale américaine sont dans un état critique après avoir été touchés mercredi par des tirs. Un suspect, de nationalité afghane, a été arrêté. Donald Trump a dénoncé un « acte de terreur » et s’en est pris à l’immigration.

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Publié le 27/11/2025 09:50

Temps de lecture : 5min

Des militaires de la garde nationale, le 26 novembre 2025 à Washington, aux Etats-Unis. (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

Des militaires de la garde nationale, le 26 novembre 2025 à Washington, aux Etats-Unis. (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

L’attaque s’est déroulée en plein cœur de Washington, à deux pas de la Maison Blanche. Deux militaires de la garde nationale, déployés dans la capitale américaine, ont été visés mercredi 26 novembre par des « tirs ciblés », ont annoncé les autorités. Ils se trouvent dans un « état critique ». Donald Trump a dénoncé un « acte de terrorisme » et promis de renforcer ses politiques anti-immigration, après l’arrestation d’un suspect, un ressortissant afghan. Voici ce que l’on sait de cette attaque.

Une attaque en plein centre de Washington

Peu après 14h15 (20h15 heure de Paris), un homme a surgi d’une rue du centre de Washington et a attaqué des militaires de la garde nationale qui patrouillaient. Il « a soulevé son arme à feu et a tiré en direction de gardes nationaux », a déclaré lors d’une conférence de presse Jeffery Carroll, un responsable de la police de Washington. D’autres gardes nationaux sont ensuite parvenus à la « maîtriser pour l’arrêter ». Muriel Bowser, la maire démocrate de Washington, a affirmé que les tirs étaient « ciblés ».

Des journalistes de l’AFP ont vu une personne vêtue d’un uniforme militaire être évacuée sur un brancard. L’attaque s’est déroulée au cœur de Washington, près de Farragut Square, à deux pas de la Maison Blanche. Les deux victimes font partie des 2 000 militaires déployés à Washington depuis le 11 août par Donald Trump. Le président américain dit avoir pris cette mesure pour endiguer une criminalité galopante dans la capitale fédérale, constat que contestent les autorités locales démocrates.

Deux militaires gravement blessés

Les deux militaires touchés sont dans un « état critique », selon Kash Patel, le directeur du FBI. Le gouverneur américain de Virginie-Occidentale, d’où sont originaires les deux victimes, avait dans un premier temps annoncé leur mort, avant de revenir sur sa déclaration. Il a affirmé avoir reçu des « informations contradictoires ». Plus tard dans la soirée, Donald Trump a expliqué sur son réseau Truth Social que les deux victimes étaient « grièvement blessées ».

Un suspect qui a travaillé avec l’armée américaine, selon les médias

La police de Washington a fait savoir qu’elle n’avait pour l’instant « connaissance d’aucun mobile », alors que le suspect, qui a été blessé, a agi seul et a été arrêté. Selon Donald Trump, l’homme suspecté de l’attaque est arrivé aux Etats-Unis en septembre en 2021 en provenance d’Afghanistan, lors de la prise de Kaboul par les talibans. Plusieurs médias américains, dont NBC News et le Washington Post, ont révélé que le suspect était un ressortissant afghan. Le FBI, chargé de l’enquête, n’a pas immédiatement répondu aux sollicitations de l’AFP à ce sujet.

« Dans le sillage du retrait désastreux d’Afghanistan par Joe Biden, l’administration Biden a justifié d’emmener le tireur présumé aux Etats-Unis en septembre 2021 en raison de son travail passé avec le gouvernement américain, y compris la CIA, en tant que membre d’une force partenaire à Kandahar [dans le sud de l’Afghanistan] », a déclaré le directeur de la CIA, John Ratcliffe, à Fox News.

Donald Trump dénonce un « acte de terreur » et s’en prend à l’immigration

Peu après l’annonce des événements à Washington, Donald Trump a réagi sur sa plateforme Truth Social, affirmant que « l’animal qui a tiré sur les deux gardes (…) est sérieusement blessé, mais quoi qu’il en soit, il paiera très cher ce qu’il a fait ». Dans une allocution depuis la Floride, où il se trouve durant Thanksgiving, Donald Trump a ensuite dénoncé un « acte de haine et de terreur ». 

Il s’est aussi livré à une diatribe contre l’immigration, qualifiée de « plus grande menace pour la sécurité nationale », en reprochant à son prédécesseur, Joe Biden, d’avoir laissé entrer des « millions » d’étrangers aux Etats-Unis. Le dirigeant républicain a dit que son gouvernement devait maintenant « réexaminer » la situation de tous les individus venus d’Afghanistan aux Etats-Unis durant le mandat de son prédécesseur.

Peu après cette allocution, l’USCIS, une agence fédérale chargée de l’immigration, a annoncé sur ses réseaux sociaux la suspension immédiate et à durée indéfinie du « traitement de toutes les demandes d’immigration concernant des ressortissants afghans », « dans l’attente d’un nouvel examen des protocoles de sécurité et de vérification ».