Rebelote ! Après un premier mouvement de grève le mercredi 19 novembre 2025, les salariés du Centre national d’art contemporain de Grenoble (Cnac) ont observé un nouvel arrêt de travail le lundi 24 novembre, entre midi et 14 h 30. Ceci alors que le site devait accueillir dès le matin un séminaire des centres d’art (qui n’a finalement démarré qu’à 15 heures). Outre la grève, un rassemblement associant les syndicats Sud Culture et CGT s’est tenu devant le fameux Magasin.
Rassemblement (sous la pluie) devant le Cnac-Magasin de Grenoble le lundi 24 novembre 2025. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Deux “combats” se mélangeaient en réalité. Sud Culture dénonçait la situation d’une déléguée du personnel mise sur la touche après avoir signalé des accusations concernant une agression sexuelle qu’aurait commise un membre du bureau de l’association. De son côté, la CGT soutenait les revendications des salariés dénonçant une dégradation continue de leurs conditions de travail et une procédure initiée contre l’une de leurs collègues, jugée injustifiée.
Sous une pluie battante, le syndicat Sud Culture avait déployé une banderole devant l’entrée du Magasin affichant « Agresseurs, harceleurs, on vous voit. Stop à l’impunité. Stop aux violences systémiques dans l’art contemporain ».
Le syndicat, au-delà du cas du Magasin de Grenoble, voulait en effet porter un message national. « Quelque chose est en train de se passer dans l’art contemporain », a ainsi expliqué Marianne, représentante de l’organisation syndicale venue de Paris, non sans fustiger « un continuum systémique institutionnel ».
