L’électronique et le numérique de demain doivent devenir radicalement moins énergivores pour espérer se conformer un jour aux limites planétaires. La recherche doit avancer dans ce sens. Et pourquoi pas avancer groupé ?

Une communauté de l’électronique frugal est en train d’émerger autour d’un évènement rassembleur, organisé pour la première fois en décembre dernier à Grenoble : le tout premier symposium national sur l’électronique et le numérique durables. 

Piloté par plusieurs instances (IRT Nanoelec, PUI Grenoble Alpes, PEPR Electronique et Labex UGA Microélectronique), il a permis de présenter plus de 40 contributions devant des chercheurs, des ingénieurs et des industriels. Un chatbot a d’ailleurs été inventé pour les découvrir le plus aisément possible

France, Belgique, Suisse, Québec, Allemagne… un évènement rassembleur

Pour la deuxième édition qui se tiendra le 16 décembre 2025, 43 sujets ont été sélectionnés. Ils viennent de France, de Belgique, de Suisse, du Québec et d’Allemagne. La majorité sera présentée sous forme de posters et 17 sous forme de mini-conférences à écouter à la maison Minatec de Grenoble.

La liste de tous les sujets retenus par le comité de sélection est en ligne. On peut ainsi voir qu’on trouvera des alternatives aux P-Fas pour la fabrication de circuits électroniques, un système de tri pour le recycclage des métaux critiques ou encore un wiki collaboratif pour la comparabilité des inventaires de cycle de vie, tandis qu’une équipe franco-suisse partagera ses réflexions sur l’impact d’une taxe carbone sur le cot total du cycle de vie de serveurs. On voit que le fabricant de papier Fedrigoni (de Voiron) sera présente de nouveau pour présenter ses travaux sur des circuits imprimés sur des matériaux à base de cellulose.