Par
Benjamin Forant
Publié le
1 déc. 2025 à 21h04
« Une alternative crédible »
En tête de cortège, Guillaume Le Lay-Felzine, président de l’agglomération. Il insiste sur « un réseau qui doit permettre d’aller travailler, étudier ou faire ses courses à vélo, pas seulement de se promener le week-end ». Son vice-président Brice Rabaste rappelle que « la voiture ne peut plus être l’unique réponse aux déplacements du quotidien et que l’objectif est de proposer une alternative crédible grâce à des itinéraires continus et sécurisés. »
Un technicien mobilité de l’agglo souligne de son côté que « l’on raisonne désormais en réseau, à l’échelle de la région », en raccordant exclusivement les pistes locales au VIF pour éviter les coupures brutales.
Porté par la Région Île-de-France, le VIF représente 11 grandes lignes cyclables, soit 750 kilomètres de voies directes dépendant des principaux pôles de la région, de Cergy Pontoise à Val d’Europe pour la ligne V4. L’exécutif régional a engagé 300 millions d’euros pour cofinancer ces aménagements, avec l’ambition de tripler les déplacements à vélo d’ici. « Ce réseau jouera pour le vélo le rôle que le RER joue pour le train », résume un participant à la balade.
Guidés du début à la fin
Sur le terrain, les premiers tronçons livrés illustrent ce changement de dimension, avec des pistes larges, lisibles, séparées des flux motorisés et jalonnées d’une signalétique uniforme. L’avenue du Général-de-Gaulle à Chelles offre désormais une piste bidirectionnelle continue, complétée par des traversées sécurisées et des sas vélos aux carrefours. « On sent que tout a été pensé pour le vélo : on ne se demande plus où passer, on est guidés du début à la fin », apprécie Ugo, venu en famille.
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Frédérique, chelloise installée depuis cinq ans après un passage dans le sud de l’Essonne, savoure ce nouveau confort : elle explique qu’elle n’osait quasiment jamais se déplacer à vélo auparavant, faute d’aménagements sécurisés. Monique et Jacques, habitués des trajets quotidiens vers la gare, se disent « être de vrais privilégiés de pouvoir circuler sur des pistes cyclables parfaites sans crainte aux intersections et en profitant même de bornes gratuites pour regonfler les pneus ». Killian, un jeune étudiant venu de Torcy résume l’état d’esprit général en s’épongeant le front : « avec des pistes comme ça, on n’a plus vraiment d’excuse pour prendre la voiture sur des distances de quelques kilomètres. »
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