DÉCRYPTAGE – Après le vote favorable du Sénat la semaine dernière, les députés débutent ce mardi la deuxième lecture du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Plus que jamais, l’exécutif navigue sur une ligne de crête.
Il lui manque plusieurs roues, ses freins ne fonctionnent plus et l’aiguillage est défectueux. Pourtant, il est lancé à toute vitesse et s’apprête à entrer en gare. Le train budgétaire va vivre cette semaine l’un de ces moments les plus importants depuis le début de la navette parlementaire avec l’examen, en seconde lecture à l’Assemblée nationale, du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). « Les occasions de dérailler sont nombreuses, et pas nécessairement où on les attend », redoute un important ministre du gouvernement.
Raison pour laquelle le premier ministre, Sébastien Lecornu, a de nouveau reçu, lundi, les principaux cadres du Parti socialiste, avec qui il entend définitivement concrétiser la « non-censure » chèrement négociée il y a quelques semaines, avec la suspension de la réforme des retraites. « Nous sommes dans une approche qui peut aboutir à un compromis mais nous n’en sommes pas encore là », a lâché le premier secrétaire du PS, Olivier Faure…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 84% à découvrir.
Vous avez envie de lire la suite ?
Débloquez tous les articles immédiatement.
Déjà abonné ?
Connectez-vous