Par Laura
D’Angelo –
Publié le 03 Déc 2025 à
12:44 – Modifié le 03 Déc 2025 à 12:45
C’est la fin pour une enseigne
discount. Ses cinq derniers magasins installés en France vont
fermer leurs portes.
Dans un paysage dominé par
deux poids lourds du discount, Aldi et Lidl, la concurrence n’a
jamais été aussi féroce. Les deux enseignes allemandes, installées
durablement dans le quotidien des consommateurs français,
continuent d’élargir leur parc et d’imposer leur modèle
ultra-optimisé.
Ces cinq
magasins français qui ferment leurs portes
À mesure que leurs parts de marché progressent, la place laissée
aux chaînes concurrentes se réduit comme peau de chagrin. Et c’est
précisément dans ce contexte impitoyable que Colruyt, discret rival
belge, vient de vivre son dernier revers. Après plusieurs mois de
recherche de repreneurs, le groupe s’apprête à tirer définitivement
le rideau sur ses cinq ultimes magasins français,
ceux qui n’ont trouvé aucun candidat prêt à les sauver. Les sites
concernés sont situés à Carling,
Faulquemont, Masevaux-Niederbruck, Montchanin et
Sens-Kennedy. Les équipes ont été informées de l’issue,
même si la date officielle de fermeture n’a pas encore été
fixée.
À
quelle date vont-ils fermer ?
Tout indique cependant que le clap de fin interviendra d’ici
février 2026, sous réserve de la validation du PSE par la DREETS de
Bourgogne-Franche-Comté. Ces points de vente représentaient la
partie la plus fragile du portefeuille Colruyt : des zones
où la clientèle est limitée, des investissements trop
lourds à engager et, surtout, une concurrence locale déjà très bien
installée. Dans
un marché où Aldi et Lidl raflent la mise grâce à leur
efficacité redoutable, certains magasins Colruyt ne parvenaient
plus à justifier leur présence. Les enseignes sollicitées pour une
reprise ont toutes renoncé, faute d’un potentiel commercial
suffisant ou d’un équilibre économique atteignable à court terme.
Cette fin brutale contraste avec les opérations plus positives
conclues ces derniers mois.
Colruyt :
une enseigne connue dans l »Est de la France
Trois magasins du Bas-Rhin, Gries, Herrlisheim et Drusenheim,
ont séduit Carrefour, qui prévoit de les transformer rapidement en
supermarchés. Deux autres points de vente, situés dans les Vosges
et en Haute-Marne, ont attiré la Coopérative U, qui envisage de les
convertir en U Express ou Super U. Mais pour les cinq derniers
établissements, la réalité est sans appel : aucune solution viable
n’a émergé. Leur fermeture signe donc le dernier chapitre d’un
retrait commencé il y a plus de vingt ans, lorsque Colruyt tentait
encore de s’imposer en France avec son concept « Prix-Qualité ».
L’avenir des deux plates-formes logistiques françaises du groupe,
situées à Dole-Choisey et Rochefort-sur-Nenon,
demeure lui aussi très incertain. Si elles venaient à fermer, le
retrait serait total. Ainsi s’achève la présence française de
Colruyt, autrefois composé de 105 magasins.