“Solde migratoire net.” Ces trois mots constellent les colonnes de la presse britanniques depuis le retour dans le débat public des sujets liés à l’immigration, au lendemain du Covid-19 et de la sortie de l’Union européenne en 2021. Les déboires du système d’asile, conjugués à la hausse de l’octroi des visas extra-européens après le Brexit (dans le but de compenser les pénuries de mains-d’œuvre) alimentent les crispations dans le pays. Et l’essor du parti anti-immigration Reform UK.
“Les politiques migratoires sont devenues un vrai champ de bataille politique”, glisse le quotidien de gauche The Guardian. Les journaux, en particulier ceux de tendance conservatrice, veulent donc savoir : combien de personnes sont entrées dans le pays durant l’année écoulée ? Surtout : les arrivées ont-elles été plus nombreuses que les départs ?
Effondrement surprenant
Publiés fin novembre, les chiffres pour la période juin 2024-juin 2025 ont surpris les observateurs à plus d’un titre. D’abord, le solde migratoire net dans le pays (différence entre l’ensemble des arrivées et des départs, légaux et illégaux) “s’est effondré” pour s’établir à 204 000, soit une baisse de près de 80 % par rapport au record enregistré en 2022-2023 (944 000), relate le Financial Times. “Les analystes ne s’attendaient pas