Une nouvelle boulette en direct devant plus de trois millions de personnes. Lors du journal de 20 heures de France 2 lundi soir, Léa Salamé lançait un sujet sur la «chasse aux bons plans» dans un contexte où «chaque euro compte». «Coupon de réduction, bons d’achat, comment payer moins cher au restaurant, au cinéma, au supermarché, voire comment se faire une manucure moitié prix ? Ils ont accepté de nous donner toutes leurs astuces.»

On pouvait y voir un certain «Arnaud Rolland», personnage atypique qui arpente les rayons des supermarchés armé d’un classeur rempli des réductions. Durant les deux minutes où il apparaît à l’image, il donne même des conseils aux consommateurs qu’il croise pour qu’ils puissent trouver eux aussi des promotions. La séquence se clôturait dans son appartement où ce chômeur qui touche 1 300 euros d’allocations par mois se félicitait d’être, «gagnant» à «la fin du moins quand [il] fai[t] ses comptes».

Problème : cet Arnaud Rolland n’existe pas. Il s’agit en réalité d’un «humoriste adepte de canulars», a reconnu mardi 2 décembre Léa Salamé : «Nous tenions à vous signaler qu’hier, lors de notre reportage sur les bons plans et les promotions dans les supermarchés, l’une des personnes interviewées a trompé une de nos journalistes en falsifiant son identité.» Le 20 heures de France 2 a posté un message similaire sur le réseau social X, sans expliquer les origines de la bourde.

Derrière Arnaud Rolland se trouvait en réalité l’humoriste «Mehdi tu connais», adepte de canulars en tous genres sur les réseaux sociaux. Il s’est gargarisé de s’être payé le deuxième journal le plus regardé de France en postant après la diffusion de l’émission des extraits du reportage sur Instagram et TikTok sous l’intitulé «Je prank le JT de 20 h 00».

Dans un tout autre registre, France Télévisions avait présenté des excuses en octobre pour une fausse affirmation répétée dans deux de ses JT sur France 2, où il avait été dit par erreur que le professeur de lettres Dominique Bernard avait été tué en 2023 après avoir «montré des caricatures de Charlie Hebdo». Il s’agissait d’une confusion avec la mort du professeur Samuel Paty.