Près de 145 migrants sans logement, dont 70 enfants, ont été expulsées ce jeudi 4 décembre, dès 7 h, du centre Simone-Iff dans le quartier Maurepas à Rennes. L’opération avait été décalée par le tribunal d’une journée afin de donner du temps aux personnes « de quitter volontairement les lieux ». Quatre familles ont ainsi pu être prises en charge en amont annonce l’association Utopia 56.
Bis repetita ?
Selon la préfecture, « l’évacuation s’est déroulée dans le calme ». Lors du dernier épisode de délogement, fin octobre, les occupants avaient été envoyés dans d’autres localisations dans l’Ouest. Ils ont fini par revenir. « La préfecture avait trouvé une solution trop loin pour plusieurs familles, retrace Suzane Mamet d’Utopia 56. Ça avait été difficile pour la scolarité, pour les soins médicaux, pour les démarches administratives, car Rennes était la ville référence pour eux ».
Les associations craignaient une nouvelle action de ce genre. Et surtout une mise à la rue des familles. « Dans le campement, ce matin, il faisait deux degrés, ça peut être fatal pour des personnes fragiles. » Mais cette fois-ci, « les familles auraient des hébergements, précise Suzanne Mamet. Pour les personnes isolées, il a l’air de s’agir d’hôtels pour seulement quelques nuitées ». « Une solution d’hébergement pour la durée nécessaire à l’examen précis des situations et des solutions pérennes individuelles, sera proposée à chaque personne », confirme de son côté la préfecture.