Une augmentation de la CSG pourrait frapper vos revenus du capital dès janvier 2026, mais l’impact sur l’assurance vie dépendra du texte final voté. Le budget de la Sécurité sociale 2026 prévoit une hausse de la CSG sur les revenus du capital, avec un passage de 17,2 % à 18,6 %. Si cette réforme est adoptée, elle concernera l’assurance vie, notamment les intérêts générés par les fonds en euros. Mais les modalités d’application restent floues. Faut-il craindre une taxation accrue des intérêts versés en janvier 2026 ? Le calendrier parlementaire déterminera tout.

Quels placements sont concernés par la hausse de la CSG ?

La hausse de la CSG toucherait un large éventail de produits d’épargne : assurance vie, PEL, comptes à terme, revenus immobiliers ou encore livrets fiscalisés. Seuls les livrets réglementés comme le Livret A, le LEP ou le LDDS échapperaient à cette hausse. Ce sont donc principalement les épargnants investis sur des produits classiques ou à capital garanti qui verraient leurs prélèvements sociaux augmenter en cas d’adoption du texte dans sa forme actuelle.

Une application probable dès le 1ᵉʳ janvier 2026

Dans sa version actuelle, le projet de loi prévoit une application au 1ᵉʳ janvier 2026. Cela signifie que seuls les revenus perçus à partir de cette date seraient concernés par la hausse. Bonne nouvelle donc pour les intérêts du fonds en euros de votre contrat d’assurance vie : ils sont généralement calculés au 31 décembre, avec une date de valeur antérieure au 1ᵉʳ janvier. Dans ce cas, la hausse ne s’appliquerait qu’à partir de 2026, sauf décision contraire du législateur. Retrouvez notre article sur les dates de versement des pensions Agirc-Arrco en 2026 : le détail mois par mois.

Un risque de rétroactivité fiscale reste possible

Le flou demeure sur une éventuelle application rétroactive. En effet, certaines mesures fiscales passées ont été rétroactives à l’année du vote. Le Conseil constitutionnel a déjà validé ce type de disposition, ce qui pourrait conduire à une taxation accrue des intérêts 2025, même s’ils sont versés début 2026. Tout dépendra donc des précisions inscrites dans la version finale de la loi votée. Cette possibilité reste marginale mais ne peut être écartée à ce stade.

Le cas spécifique de l’assurance vie et des fonds en euros

L’assurance vie, avec ses 1 700 milliards d’euros placés sur les fonds en euros, est au cœur du sujet. Les prélèvements sociaux y sont appliqués à la source, chaque année, avant même la capitalisation des intérêts. Une hausse de 1,4 point pèserait directement sur le rendement net. Par exemple, pour un rendement brut de 3 %, l’épargnant passerait d’un rendement net de 2,49 % à environ 2,44 %. Un impact faible, mais réel sur le long terme.

Quand aura-t-on la réponse définitive ?

La réponse dépend du parcours législatif du texte. La version adoptée en première lecture à l’Assemblée a été transmise au Sénat, qui l’examine jusqu’au 25 novembre. Le Parlement a jusqu’au 12 décembre pour adopter le texte final. En cas d’échec, le gouvernement pourrait imposer la réforme par ordonnance. Il faudra donc patienter jusqu’à mi-décembre pour savoir si vos intérêts 2025 seront épargnés… ou non par la hausse des prélèvements sociaux. Retrouvez également notre article sur l’épargne en crise : ces placements que les Français privilégient face à la chute des taux.

Conclusion

La hausse de la CSG menace les revenus du capital à partir de janvier 2026, mais vos intérêts 2025 en assurance vie pourraient y échapper… à condition que la réforme ne soit pas rétroactive. Le texte final tranchera dans les jours à venir. Vous êtes concerné par ce changement ? Partagez votre avis ou votre situation dans les commentaires.

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