Une enquête est ouverte, confiée au parquet militaire de Rennes, fait savoir à Libération ce vendredi 5 décembre la préfecture maritime de l’Atlantique, après le survol de plusieurs drones, a priori légers et non armés, jeudi soir de la base de l’Ile Longue (Finistère), qui abrite les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la dissuasion nucléaire française.
Cinq drones ont été détectés jeudi soir, vers 19 h 30, au-dessus de la base, qui borde la rade de Brest, selon la gendarmerie. Un dispositif de lutte anti-drones et de recherches a alors été mis en place. Le bataillon de fusiliers marins, qui assure la protection de la base, a neutralisé les engins, sachant que la procédure habituelle est le brouillage.
Aucun drone n’a été abattu, ni de pilote identifié, a précisé vendredi à l’AFP le parquet de Rennes. En l’état, «aucun lien avec une ingérence étrangère n’est donc fait», a annoncé le procureur Frédéric Teillet, en précisant que les fusiliers marins avaient «procédé à un tir de brouilleur et non pas d’arme à feu».
Ces drones étaient des petits modèles «qui n’ont pas menacé les infrastructures sensibles», affirme à Libération le porte-parole du préfet maritime de l’Atlantique, le capitaine de frégate Guillaume Le Rasle. L’enquête judiciaire devra déterminer l’identité de leurs pilotes. La sollicitation du parquet militaire de Rennes est une procédure classique concernant la caractérisation des faits qui touchent à cette ba