l’essentiel
Arrivé cet été au Fenix, le jeune slovène s’impose peu à peu dans la Starligue. Élevé dans la culture du handball, il écrit désormais sa propre histoire à Toulouse, avec l’envie d’aller toujours plus haut. À suivre dans le derby Toulouse-Montpellier, ce dimanche, à 17 heures, à l’occasion de la 13e journée de Starligue.

Dans la famille Jovicic, difficile d’échapper au handball. Enej Jovicic, le demi-centre slovène arrivé cet été à Toulouse en provenance du Gorenje Velenje, a vite baigné dans le petit monde du ballon qui poisse. Avec un père comme Zoran Jovicic, ancien international slovène qui a connu les JO de Sydney (2000) et d’Athènes (2004), ça parlait handball à la maison. « Oui, c’est une culture familiale », confirme le néo-toulousain, qui fêtait hier ses 25 ans, comme son frère jumeau Stas, ailier gauche au Slovan Ljubljana. « Lui aussi est international, il n’y a que moi qui ne le suis pas encore », s’excuse-t-il presque avec un sourire avant d’ajouter : « J’espère un jour. »

Débarqué l’été dernier en bord de Garonne pour étoffer un poste de demi-centre qui venait de perdre une pièce importante avec le départ imprévu de Casper Käll, Enej Jovicic n’a pas laissé passer l’opportunité d’intégrer la Starligue. « C’est l’une des trois meilleures ligues en Europe, c’est une belle opportunité qui s’est présentée à moi et ça doit me permettre d’effectuer un nouveau pas en avant », poursuit le jeune slovène qui se dit « heureux et flatté que Danijel Andjelkovic soit venu me chercher. Toulouse, c’est quand même un club qui depuis 4-5 ans obtient d’excellents résultats en France mais aussi sur la scène européenne. »

« Je décuvre une nouvelle ligue, de nouveaux partenaires… »

Sauf cette saison malheureusement puisque le Fenix a loupé sa campagne européenne ponctuée d’un 0 sur 6. « C’est fait, on ne peut plus rien changer. Il faut avancer et vite nous projeter vers la suite », indique le demi-centre du Fenix qui est arrivé sur un poste compliqué où il lui a fallu assimiler des tas de nouveautés en un temps record. « Ce n’est pas simple en effet. Je découvre une nouvelle ligue, de nouveaux partenaires et adversaires et surtout, de nouveaux systèmes de jeu. Donc c’est dur de tout assimiler rapidement », estime Enej Jovicic qui est depuis plusieurs semaines sur la bonne voie, son impact sur le jeu du Fenix se faisant de plus en plus sentir. Et puis le demi-centre slovène se sent à l’aise au sein d’une formation « qui pratique un handball que j’aime, avec du jeu rapide, vers les ailiers. J’essaie d’être au diapason car sur le terrain, je suis le gars qui veut que tout le monde soit content. Donc j’essaie rendre mes coéquipiers heureux. »

Face à Montpellier, cet après-midi, Enej Jovicic fera tout pour donner le sourire au collectif toulousain « dans un derby que j’attends. On aime jouer ces matchs surtout face à un grand club comme Montpellier que je suivais quand j’étais plus jeune. »