La sexualité a fait son entrée dans les laboratoires de recherche fondamentale, et notamment grâce aux outils de la neuroscience. Comment les scientifiques parviennent-ils à cartographier les chemins neuronaux du désir ? Finalement, notre organe sexuel le plus important, c’est peut-être lui : le cerveau. C’est là que naissent l’attirance, l’excitation, jusqu’au feu d’artifice de l’orgasme, tandis que nos organes semblent parfois ne jouer qu’un rôle secondaire. Depuis les années 80-90, on sait qu’il n’existe pas une zone cérébrale unique dédiée au désir, mais tout un réseau de régions corticales et sous-corticales. Des études récentes sur les rats et les souris montrent d’ailleurs que, si le cerveau orchestre cette chorégraphie sexuelle, il n’en est pas le seul acteur.

Pour éclairer ces questions et comprendre comment explorer ce qui se joue dans nos têtes à chaque étape de la sexualité, des premiers émois jusqu’à la satiété, Natacha Triou, en coanimation avec Mathilde Fontez de la revue Epsiloon, s’entretient avec Constanze Lenschow, chercheuse à l’Institut de neurosciences cognitives et intégratives d’Aquitaine et Margan Roupret, professeur des Universités à la Faculté de Santé Sorbonne Université en Chirurgie Urologique et Praticien Hospitalier à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière**,** pour décrypter ce que la recherche révèle peu à peu sur les mécanismes du désir.

La sexualité : une question fondamentale

Dossier La neuroscience du désir (Epsiloon, décembre 2025)

Le rôle caché de la moelle épinière dans la sexualité (Société des neurosciences, 2025)

Le rôle caché de la moelle épinière dans la sexualité (CNRS, septembre 2025)

« Viagra, l’histoire de la petite pilule bleue », sur LCP : la potion miracle de l’érection infaillible, (Le Monde, 2024)

L’imagerie cérébrale met le désir à nu (La Recherche)

Un générateur de l’éjaculation est identifié dans la moelle épinière du rat (Le Quotidien du médecin)

Le références musicales

Le titre du jour : Sexy cool par Philippe Katerine

Le générique de début : Goca dünya par Altin Gün

Le générique de fin : Pingpxng par Yin Yin