L’Union départementale des associations familiales (Udaf 67) entre aussi en campagne. Il s’agit pour elle de recruter les futurs bénévoles aux postes de représentant familial (RF) dans les centres communaux d’action sociale (CCAS). « Leur mandat est lié aux échéances municipales », rappelle Martin Schweitzer, chargé de mission de l’action familiale à l’Udaf 67.

Profil recherché ? « Femme ou homme, actif ou retraité, et idéalement parent. » « S’ils habitent la commune, y travaillent ou y ont un engagement associatif, c’est mieux. L’objectif est qu’ils connaissent les problématiques des familles et de leur territoire », précise le “recruteur”. Il faut avoir au minimum 18 ans – être familier du secteur social est évidemment un plus. La limite d’âge est fixée dans l’absolu à 65 ans. En quête de bonnes volontés, l’Udaf 67 reste souple sur tous ces critères. Enfin, être élu ou salarié de la commune n’est pas incompatible.

Participer à quatre réunions par an minimum

Engagement minimum ? « Participer à quatre rendez-vous par an, notamment pour cerner les besoins sociaux et définir les priorités du CCAS. Se rendre disponible pour les activités qu’il organise, que ce soit une fête des aînés , des colis de Noël, une visite aux anciens isolés, des rencontres seniors ou des permanences sociales. Statuer, parfois, sur des demandes individuelles, pour régler une facture de cantine ou la visite d’auxiliaires de vie » ; orienter vers l’assistant social de secteur ou les autres bons services. « Il reste difficile à cette heure de définir précisément les missions à laquelle chacun pourrait être appelé, tant cela peut dépendre du résultat des urnes », nuance Martin Schweitzer.

À Schiltigheim, « on se réunit obligatoirement une douzaine de jeudis dans l’année avec le conseil d’administration, et parfois tout autant en sus si l’on fait partie de la commission permanente. Chacune dans leur champ de compétence, ces deux entités examinent les demandes d’aides », témoigne Yolande Jansen, 70 ans, RF durant un mandat et qui s’arrête. Présidente de la section Eurométropole de la confédération syndicale des familles (CSF), ancienne auxiliaire de puériculture, elle s’est investie exactement pour ce pour quoi elle a œuvré : « S’occuper de la précarité des gens, comme trouver du mobilier de première nécessité après un incendie ou gérer des demandes de domiciliation de gens à la rue. »

« Du cœur, de l’écoute »

À Geudertheim, « on a un temps mis en place une permanence en mairie, on a établi un partenariat avec l’épicerie sociale de Brumath », liste Françoise Néhasil, 76 ans, RF depuis 2014, sur le départ également. Vice-présidente de l’Udaf 67, couturière de métier, elle estime comme sa consœur que « les gens s’appauvrissent » et qu’elle a pu être « un relai pour signaler ceux qui ont besoin », « une observatrice de la vie sociale du village ».

À Rothau, aussi après un accueil en mairie, « le centre a porté des projets de périscolaire ainsi que des activités pour rompre la solitude des seniors », rapporte Sophie Frêne, 55 ans, RF depuis dix-huit ans. Responsable juridique à l’Udaf 67, elle s’est engagée pour « faire bénéficier les autres de [s]es compétences ». « Tout un chacun peut apporter un regard neuf et utile. Ce poste, c’est un moyen de tendre la main à ceux qui sont en difficulté », souligne-t-elle.

Toutes trois mettent en avant qu’avoir des qualités humaines peut déjà faire beaucoup : « Du cœur, de l’écoute », tout en sachant « garder à distance », voit Yolande Jansen, et en étant « force de proposition », pense Sophie Frêne.

Pourvoir les postes vacants

« Notre but, avec cet appel à candidatures, c’est tout simplement de pourvoir les postes vacants », du passé et du futur, explique Martin Schweitzer. Autrement dit, l’Udaf 67 cherche plus d’une cinquantaine de personnes. « Ce chiffre évoluera encore, au regard de la politique sociale des municipalités renouvelées en mars. Actuellement, 126 représentants familiaux siègent dans 159 CCAS, il en manque donc une trentaine et une vingtaine sont déjà annoncées sur le départ, notamment en raison de leur âge.  »

Pour les nouveaux, l’union organise une formation initiale : « Au minimum deux heures en divers endroits du département. » Et pour tous, possiblement des modules en continu sur des thématiques différentes (endettement, par ex.).

Contact : Martin Schweitzer, 07 64 35 80 85 ou mschweitzer@udaf67.fr