Nous n’avons pas trouvé la trace, en lisant le jugement du procès de la sextape, du remboursement des 40 000 euros de subventions détournés pour rémunérer l’artisan du chantage Gilles Rossary-Lenglet.
La Ville de Saint-Etienne avait pourtant sollicité à l’audience le remboursement de ces 40 000 euros au titre de son préjudice matériel, mais le tribunal correctionnel l’a déboutée.
Nous avons donc contacté Me Henri Pierre Vergnon, avocat de la Ville, qui confirme nos interrogations. « Le tribunal a entendu écarter notre demande sans s’expliquer dans sa motivation du jugement rendu, et ce alors que deux prévenus ont été jugés coupables de détournement de fonds publics et deux autres coupables de recel ».
« Dans l’intérêt des contribuables stéphanois »
D’où la décision du nouveau maire de Saint-Etienne « d’acter un appel principal qui interviendra lundi afin de faire rejuger ce point en cause d’appel. Il est dans l’intérêt des contribuables stéphanois que tous les postes de préjudice soient pleinement indemnisés. En l’état, le jugement rendu est donc insatisfaisant ».