TRIBUNE – Pour l’essayiste américain, la « stratégie de sécurité nationale » vise moins les peuples européens que ses élites. Et loin de traduire une détestation de l’Europe, elle appelle à un sursaut civilisationnel du Vieux Continent.
Rod Dreher est écrivain, professeur associé au Danube Institute à Budapest. Son dernier essai : Comment retrouver le goût de Dieu dans un monde qui l’a chassé (Éditions Artège, 2025)
Trump déteste l’Europe ! Tel est le refrain unanime des bien-pensants du continent après la publication de la nouvelle stratégie de sécurité nationale des États-Unis. Ce jugement est commode et faux. Cette semaine, j’ai échangé des messages avec Michael Anton, ancien haut conseiller de Trump et principal rédacteur du document. J’ai dîné avec lui en Europe ; je sais qu’il s’agit d’un homme cultivé, voyageur, cosmopolite, qui chérit profondément notre continent. « Je ne suis pas un fan de l’Union européenne en tant que bureaucratie, m’a-t-il écrit, mais j’aime les pays européens, leurs peuples et leurs cultures. » Moi aussi. Et c’est précisément pourquoi je soutiens la stratégie de sécurité nationale de Trump. La classe dirigeante de chaque pays, et bien sûr celle de Bruxelles, trahit depuis des…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 84% à découvrir.
Vente Flash
-50% sur l’abonnement numérique
Déjà abonné ?
Connectez-vous