L’Algérie et la Tunisie ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations économiques à l’occasion de la tenue à Tunis vendredi 12 décembre de la Grande commission mixte algéro-tunisienne.

A l’occasion, c’est le premier ministre Sifi Ghrieb, accompagné de plusieurs ministres dont celui des Affaires étrangères Ahmed Attaf, et de l’Intérieur Saïd Sayoud, qui s’est déplacé dans la capitale tunisienne.


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La réunion a été ponctuée par la signature de 25 accords de coopération dans plusieurs domaines. Au-delà des résultats de cette grande commission, ce sont les propositions du patronat tunisien qui retiennent l’attention, et qui montrent la disponibilité des chefs d’entreprises du voisin de l’est à aller encore plus loin dans le développement des relations économiques entre les deux pays.


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Samir Majoul, président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), a proposé la conclusion d’un accord-libre échange entre la Tunisie et l’Algérie, ce qui signifie un démantèlement total des bannières douanières entre les deux voisins.

 « Libre-échange » et « libéralisation des monnaies »

Lors du Forum économique tuniso-algérien à Tunis, il a détaillé sa feuille de route. Il a plaidé pour des investissements communs dans des secteurs à forte valeur ajoutée comme l’agriculture, la pêche, l’industrie agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique, la santé, l’énergie, les énergies renouvelables, la cybersécurité et l’économie du savoir.


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Le président du patronat tunisien est allé encore plus loin, en proposant d’instaurer la « liberté d’investissement, de circulation, de résidence, de travail et de propriété entre les deux pays », ainsi que la « libéralisation complète des monnaies des deux pays pour les transactions économiques et touristiques, suite à un accord entre les deux banques centrales ». Une telle mesure vise à lever les restrictions liées à la circulation des devises entre les deux pays.

En 2024, les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Algérie ont bondi de 12% pour atteindre 2,3 milliards de dollars, selon les chiffres fournis par Sifi Ghrieb.