« Près de 3 000 références de produits zéro déchet, locaux et bio » peut-on lire sur la façade du magasin situé 5 rue de la Chaussée. Un petit supermarché de 340 m² qui fait partie d’un réseau créé en 2018 à Toulouse : le Drive tout nu. L’enseigne s’est développé à travers des points relais et des drives autour de ce concept, tendant vers le zéro déchet, avant d’ouvrir des magasins physiques en 2024 dans la cité gasconne puis à Lille et enfin à Rennes au mois de décembre.
« Aujourd’hui l’ensemble des fruits et légumes sont bio et 60 % des producteurs, maraîchage, fromagerie ou boucherie, viennent d’un rayon de 100 km autour de Rennes » (Le Télégramme/Erwan Miloux)« S’inscrire dans une logique de réduction des déchets »
Le magasin rennais s’est implanté en lieu et place d’un autre commerce de vrac le Day by day. « Je travaille depuis 10 ans dans le zéro déchet. J’étais auparavant le gérant du Day by day. Tout nu cherchait à se développer et le site de Rennes les intéressait. Ce changement d’enseigne était une opportunité pour faire perdurer le magasin dans la vente écoresponsable permettant de s’inscrire toujours dans une logique de réduction des déchets » explique David Sene, le directeur du magasin. Si l’équipe qui l’entoure reste la même, le fonctionnement du magasin lui a évolué. Fini les bacs où l’on se servait directement soi-même. Les produits sont désormais préconditionnés en sachets tissus comme pour les pâtes ou en bocaux pour les biscuits, le riz, le café, le chocolat et même le fromage ou le beurre. Le système s’appuie sur une consigne inversée. Le client paie le contenu pas le contenant. En retournant chaque sachet ou bocal, il est de plus gratifié de 10 centimes. « Aujourd’hui l’ensemble des fruits et légumes sont bio et 60 % des producteurs, maraîchage, fromagerie ou boucherie, viennent d’un rayon de 100 km autour de Rennes » souligne le responsable.
Les produits sont désormais préconditionnés en sachets tissus comme pour les pâtes ou en bocaux pour les biscuits, le riz, le café, le chocolat et même le fromage ou le beurre. (Le Télégramme/Erwan Miloux)« Une démarche écolo »
Après trois semaines de fermeture, le nouveau magasin a ouvert ses portes le 11 décembre. Samedi matin beaucoup d’anciens clients étaient présents pour découvrir les lieux comme Gaëlle : « Comme je venais dans l’autre magasin je suis venue voir ce qui avait changé. Avant c’était du vrac. Il y avait toute une partie des courses où il fallait remplir ses propres bocaux, je trouvais ça fastidieux. Maintenant tout est déjà rempli, je trouve ça hyperpratique. Comme il y a une consigne on récupère un peu d’argent ça fait une petite remise sur le montant final. J’évite les grands centres commerciaux j’y perds trop de temps. Ici on réduit les déchets et on consomme local donc ça me va ». Nicolas et Muriel sont aussi des habitués du concept sans emballage : « A la base on vient car on souhaite éliminer les déchets superflus. On fait quelques achats dans des grands magasins, mais on vient majoritairement ici. Ça fait un peu plus supermarché qu’avant. Tout est déjà pesé et conditionné. On n’a pas vraiment le choix du volume précis que l’on souhaite. Mais ça reste une démarche écolo ».
Le client paie le contenu pas le contenant. En retournant chaque sachet ou bocal, il est de plus gratifié de 10 centimes. (Le Télégramme/Erwan Miloux)« Local et de qualité »
Même avis pour Lise et Stanislas : « Avant c’était vraiment du vrac on se servait comme on voulait avec la quantité que l’on désirait. C’était plus pratique pour nous, on avait nos habitudes. Mais il y a une consigne ça reste un geste pour la planète. Ce qui nous intéresse c’est de pouvoir limiter les emballages. On essaie de faire du mieux que l’on peut à notre échelle pour faire le moins de déchet possible ». Pour Étienne : « Je viens régulièrement ici pour le frais. Je vais aussi dans les supermarchés. C’est vrai que les fruits, les légumes, le fromage ou la viande sont plus chers qu’ailleurs mais ce sont des produits de qualité. En plus ce que je recherche ce sont des produits vraiment locaux. C’est important ».