Aux commandes d’un
nouveau numéro de l’émission Quelle époque ! le samedi 13
décembre 2025 sur France 2. Léa Salamé a notamment reçu le
président du Rassemblement national, Jordan Bardella, sur son
plateau. « On vous voit beaucoup signer de dédicaces en ce
moment. Et parfois vous prendre de la farine ou des
œufs. Parce qu’on ne brique pas la présidentielle sans
casser des œufs. C’est le prix à payer ? », lui a-t-elle ainsi
demandé.
« Tant
que c’est que des œufs et de la farine, je dirais ça va. Il ne
manque plus que du lait. Et on pourra faire des crêpes. Si vous
voulez passer la plaisanterie. Je trouve qu’il y a un
climat qui est évidemment de plus en plus dur. Non pas
seulement à l’égard des gens qui font de la politique. Mais dans le
débat démocratique d’une manière générale. Et c’est vrai que ce qui
se passe sur le terrain reflète aussi les débats parfois très
agités qu’il peut y avoir à l’Assemblée Nationale », a
premièrement répondu Jordan Bardella.
Jordan Bardella : « C’est vrai que la virulence elle est
partout »
« Et c’est vrai que
moi je suis régulièrement la cible dans les meetings. Dans les
séances de dédicaces que j’organise chaque semaine avec les
Français. D’une forme de virulence de la part de militants
d’ultra-gauche. Heureusement c’est une minorité, mais ça
nécessite de prendre des précautions. Et c’est vrai que la
virulence elle est partout. Dans le débat public, sur les réseaux
sociaux, elle est partout », a ensuite ajouté
le président du Rassemblement national.
Pour rappel, Jordan
Bardella fait aujourd’hui figure de grand favori pour l’élection
présidentielle de 2027 selon plusieurs sondages. « Oui, vous
avez raison. Vous parlez de l’ultra-gauche, il y en a aussi à
droite. À l’ultra-droite, il y en a aussi de la
virulence. Vous le dites aussi à ceux qui vous soutiennent
? », a ensuite voulu savoir Léa Salamé.
Le président du Rassemblement national
appelle les responsables politiques à bannir la violence des
campagnes électorales
« Oui, bien sûr, mais
c’est aussi les conséquences quand on est en première ligne. Parce
que quand on est en première ligne, notamment de la vie politique,
on plaît à beaucoup de personnes. C’est mon
souhait, en tout cas de convaincre une majorité de Français. Mais
il peut y avoir des gens qui sont en désaccord avec vos
propos », a immédiatement répliqué Jordan Bardella.
« Et moi je combattrai
toujours la violence en politique, qu’elle vienne de
l’ultra-gauche ou de l’ultra-droite. Et je pense que tous
les responsables politiques dans le climat de pré-campagne que nous
vivons ont une responsabilité. Donc j’appelle aussi les autres
chefs de partis politiques à dire très clairement qu’ils bannissent
la violence des campagnes électorales », a finalement conclu le
président du Rassemblement national.