À l’intérieur de la petite loge où Radhia Ben Rabah vit depuis 25 ans, tout est soigneusement rangé. Une seule pièce qui accueille un canapé, un lit, une télévision et une table à manger. Pas de décoration, la gardienne n’aime pas quand c’est trop « chargé ». « Et c’est déjà petit, ici », ajoute-t-elle d’une voix douce avant de nous proposer un café.
Elle n’en prendra pas, elle ne peut plus en boire depuis qu’elle est tombée malade. Un goût âcre lui reste en bouche. Radhia a aussi sorti quelques pâtisseries, joliment posées dans une petite assiette. Elle n’y touchera pas non plus, la faute au cancer contre lequel elle se bat depuis quelques années déjà.