Par
Thomas Martin
Publié le
14 déc. 2025 à 6h56
Vous pensiez avoir tout vu dans l’immobilier à Paris ? Une récente annonce, repérée par BFM Business, prouve que certains propriétaires ne manquent pas de ressources. L’un d’eux demandait presque 300 euros de supplément pour un studio de 12 m² situé au rez-de-chaussée, au motif d’une “vue exceptionnelle”.
Ce logement situé rue des Cascades dans le 20ᵉ arrondissement de Paris affichait déjà un loyer de 863 euros charges comprises, ce qui apparaissait élevé, surtout dans une zone où les loyers sont encadrés.
Mais en regardant de plus près, on découvre que 290,95 euros de ce montant correspondait à un complément de loyer exigé par le propriétaire. Ce supplément représentait environ un tiers du loyer total… et il était justifié par une « vue exceptionnelle » sur… rien de particulier, car l’appartement est situé en rez-de-chaussée.
Comme le rappelait Le Figaro, en France, la loi permet d’ajouter un complément de loyer lorsque le logement dispose de caractéristiques de localisation ou de confort jugées exceptionnelles — comme une terrasse, un grand balcon, un paysage remarquable, ou une vue dégagée sur un monument.
Cependant, ces critères sont à l’appréciation du bailleur, ce qui laisse une marge très large d’interprétation. Selon des experts cités par Le Figaro, cette approche peut rapidement devenir très subjective et donner lieu à des sommes jugées abusives.
Depuis que l’annonce a été pointée du doigt, le propriétaire a fait des modifications : le loyer passe désormais à 750 euros, dont 177,95 euros de complément, et la mention “vue exceptionnelle” a été retirée. Malgré cela, l’offre reste conforme aux plafonds imposés par l’encadrement des loyers à Paris.
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