Meurtre d’Aboubakar Cissé dans une mosquée : le suspect lyonnais nie l’acte islamophobe – DR
Ce sont de premières déclarations, rapportées par son avocat italien, à prendre avec des pincettes.
Brièvement entendu depuis qu’il s’est rendu à Pistoia en Toscane dimanche soir, Olivier H. se serait confié sur les raisons de l’assassinat d’Aboubakar Cissé commis vendredi matin à la mosquée de La Grand-Combe dans le Gard.
Le jeune Lyonnais d’origine rom et bosnienne aurait nié l’acte islamophobe. Aux autorités sur place, il aurait admis « avoir tué la première personne qu’il a trouvée » et n’a « rien dit contre l’islam ou contre les mosquées » selon l’avocat Giovanni Salvietti.
Pourtant, Olivier H. s’était filmé avec son téléphone après avoir mortellement poignardé Aboubakar Cissé, un jeune Malien qui faisait bénévolement le ménage à la mosquée, et aurait déclaré « Je l’ai fait (…) ton Allah de merde ».
Le suspect aurait confié ne pas avoir de souvenir de s’être filmé. Pas opposé à son extradition vers la France, Olivier H. devrait faire l’objet d’une expertise psychiatrique.
Malgré ses premières déclarations, le procureur de la République d’Alès a annoncé que la piste de l’acte antimusulman « est privilégiée ».
Une information judiciaire a été ouverte pour meurtre avec préméditation et à raison de la race ou de la religion.
« Il y a aussi des éléments qui nous permettent de considérer qu’il y avait certainement d’autres motivations qui l’ont poussé à passer à l’acte. Des motivations de fascination de la mort, d’envie de donner la mort, d’être considéré comme un tueur en série. Tout ceci doit être investigué », a-t-il tempéré, alors qu’un rassemblement contre l’islamophobie se déroulait ce lundi soir à Lyon, au lendemain de celui qui avait lieu à Paris, notamment en présence d’élus LFI, écologistes et socialistes.