Par
Thomas Bernard
Publié le
15 déc. 2025 à 18h30
La salle d’audience du tribunal correctionnel de Nantes était remplie ce lundi après-midi. Visages fermés et foulard orange autour du cou, ils étaient nombreux à écouter les débats. Ce lundi 15 et mardi 16 décembre 2025, un ancien animateur périscolaire aux écoles Ouche Dinier et Chêne Creux, à Rezé, est jugé pour des faits d’agressions sexuelles sur des enfants âgés de 3 à 6 ans, entre septembre 2017 et mars 2019.
« Ce n’est pas vrai »
Après une reconversion professionnelle, à la suite des problèmes au dos, l’homme est engagé par la Ville de Rezé en 2016 comme agent périscolaire. En septembre 2018, l’homme fait l’objet d’un signalement au sein de l’école l’Ouche-Dinier, après un baiser près des lèvres et une remarque déplacée envers une fillette.
Après un entretien, l’homme avait été muté dans une autre école de la commune du sud Loire et « mis sous surveillance ». D’autres faits lui seront reprochés à l’école du Chêne-Creux, entraînant sa suspension en mars 2019.
En 2019, 22 signalements sont adressés au procureur de la République de Nantes. Baisers, attouchements sexuels, caresses et « secrets » sont cités lors de l’instruction. Treize faits ont été retenus par la justice pour le procès.
Ce lundi, le prévenu, âgé de 60 ans (il en aura 61 le 17 décembre), porte un t-shirt blanc. À la barre, l’homme, titulaire d’un BAFA petite enfance, clame son innocence. « Je ne sais pas. » « Ce n’est pas vrai. » Ces deux phrases ont souvent été répétées par l’accusé. Une attitude combative qui a agacé. « Il ment », a-t-on pu entendre parmi le public de la salle d’audience du tribunal.
Le sexagénaire a parfois coupé la parole aux avocats ou à la présidente du tribunal. Témoin d’une certaine impulsivité à l’égard de certaines questions.
En parallèle, l’ancien animateur périscolaire a dénoncé les allégations de ses anciens collègues, qui selon lui se sont exprimés après les premières révélations. « Si je savais qu’une personne avait un comportement inadapté, je ne laisserais pas un adulte auprès des enfants », a-t-il lancé devant le tribunal.
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Interrogé sur les réflexions des enfants, le sexagénaire a indiqué « ne pas pouvoir se mettre à leur place ».
Le jugement sera rendu ce mardi.
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