Notre correspondant à Saint-Etienne Laurent Hess estime qu’Olivier Dall’Oglio, l’ancien coach de l’ASSE, aurait pu être un bon choix pour sauver ce qui peut l’être au FC Nantes.

« Honnêtement, je comprends la déception des supporters du FC Nantes après le renvoi de Luis Castro et la nomination d’Ahmed Kantari pour remplacer le Portugais, viré de manière vraiment pas classe. Kantari n’a pas de très bonnes références avec une relégation en National avec Valenciennes, et la défiance liée à son récent passé d’adjoint d’Antoine Kombouaré, qui ne jouissait pas d’une bonne cote auprès des fans ces dernières saisons.

A l’ASSE, « ODO » avait fait du bon boulot

Les débuts de Kantari à Angers ont été catastrophiques avec une défaite 4-1. On peut légitimement se demander s’il est le coach idoine pour mener à bien l’opération maintien. Pour atteindre l’objectif, l’idéal serait qu’il y ait l’union sacrée au FC Nantes mais est-ce que ce sera le cas avec Kantari ? Cela me semble mal parti… Et en tant que correspondant à Saint-Etienne depuis de bientôt trois décennies, je me permets de faire remarquer qu’Olivier Dall’Oglio est actuellement sans poste. Or, à l’ASSE, « ODO » avait fait du bon boulot il y a deux ans quand il avait pris la relève de Laurent Batlles. Les Verts étaient alors 11es de Ligue 2 et l’Alésien leur avait permis de faire une « remontada » spectaculaire. Six mois après son arrivée, l’ASSE s’était retrouvée en Ligue 1. La suite avait été plus difficile, avec un licenciement en décembre dernier. Mais avec l’arrivée de Kilmer Sports à la tête de l’ASSE, Dall’Oglio était « mort dans le film » dans le Forez, et il avait été plombé par un Mercato complètement raté par les nouveaux actionnaires. A Saint-Etienne, beaucoup déplorent son départ aujourd’hui, surtout que son successeur, Eirik Horneland, peine à convaincre. « ODO » a laissé ici l’image d’un vrai pro, d’un homme de paroles et de valeurs, qui avait su amener avec lui ses joueurs. Alors oui, je me dis qu’il aurait pu faire du bien à Nantes, et que les Canaris auraient été entre de bonnes mains avec lui. Sans vouloir manquer de respect à Ahmed Kantari, que je ne connais pas, et à qui je souhaite bien du courage… »

Laurent HESS