« Je suis vieille! » L’ancienne présidente de la Chambre des représentants aux États-Unis prépare sa retraite. Après quatre décennies au Congrès, Nancy Pelosi aura marqué l’histoire politique américaine.

Même si le terme de son mandat actuel, en janvier 2027, approche et signera la fin de son parcours politique au Congrès, la démocrate reste toujours aussi impliquée dans ses fonctions, notamment sur la question des droits des femmes. Elle s’inquiète de ne toujours pas avoir vu une présidente des États-Unis.

« J’ai toujours pensé qu’une femme deviendrait présidente des États-Unis bien avant qu’une femme ne devienne présidente de la Chambre des réprésentants », a-t-elle soufflé d’une interview accordée à USA TODAY, ce dimanche 14 décembre 2025. « Ce n’est pas un plafond de verre, c’est un plafond de marbre. »

Le problème Donald Trump

Elle n’est pas la première femme influente à prendre la parole sur ce sujet. En octobre 2025, Michelle Obama jugeait que les Américains n’étaient « pas prêts » à élire une femme à la présidence.

Neuf ans après la défaite d’Hillary Clinton en 2016 et un an après celle de Kamala Harris en 2024, les faits semblent donner raison à l’ancienne Première dame des États-Unis. Mais Nancy Pelosi se veut plus optimiste, même si, à 85 ans, elle n’est pas sûre de connaître ce moment.

« Je pense que c’est probable – peut-être pas de mon vivant, mais dans la prochaine génération, il y aura une femme », a-t-elle assuré sur USA TODAY.

« Le peuple américain est certainement bien plus avancé que le Congrès quant à son acceptation ou son enthousiasme à l’idée qu’une femme puisse devenir présidente des États-Unis », a-t-elle ajouté.

Première femme à diriger la Chambre des représentants en 2007, Nancy Pelosi s’est érigée comme une fervente adversaire de Donald Trump, dont elle qualifie l’administration de « corrompue, incohérente, chaotique et cruelle ».

Dans son camp politique depuis toujours, l’ancien président américain, Joe Biden a salué Pelosi comme « meilleure présidente de la Chambre des représentants de l’histoire américaine ». De son côté, Donald Trump n’a pas été tendre avec la native de Baltimore l’a considérant comme « une femme maléfique » qui « a rendu un grand service au pays en prenant sa retraite ».

Article original publié sur BFMTV.com