l’essentiel
Lors du dernier Arts’café 2025, Jeanne Delecluse a partagé sa démarche artistique autour de la photographie comme langage narratif, mêlant poésie, intimité et réflexion contemporaine.
Les Arts’café initiés par les Chemins d’art en Armagnac connaissent toujours un franc succès. À la médiathèque, pour l’ultime rendez-vous de 2025, Jeanne Delecluse, artiste photographe et amoureuse de l’art contemporain, est venue évoquer l’écriture photographique, sa perception, sa compréhension et sa démarche afin de créer ses projets poétiques.
L’ancienne graphiste, installée au Village des brocanteurs à Lectoure, lance un défi avec l’original langage : « Comment se raconter des histoires à partir d’images, rien de plus actuel ». Ses photographies sont fortes et se suffisent à elles-mêmes ; elles sont utilisées comme des mots. Elles racontent une histoire, un travail artistique fait d’histoires poétiques.
En regardant les photos qu’elle a triées, l’histoire vient à Jeanne. La photo est son stylo, sa pâte d’écriture, joyeuse même lorsqu’elle aborde des sujets intimes tels que l’amour et le deuil. Son travail transcende la compréhension des choses.
Elle débute avec « Tu m’es cerf », le roi de la forêt, symbole du masculin. Au décès de son père, avec la série « Vitamine », elle a souhaité se faire du bien. Le chemin visuel se déplace dans plusieurs pays et traverse un univers calme, à l’instar d’un rideau très coloré avec un Christ au sol.
À l’ancienne et abandonnée coopérative agricole de Fleurance, elle s’est retrouvée face à des sujets d’amour qui nous font tous réfléchir, dans des locaux sordides et tourmentés, au cœur de l’univers industriel de la rue des Amours. Chacun a sa propre perception de la relation et de l’amour.
De son expérience d’artiste, elle a conçu un livret aux pages détachables. Avec « Silence », elle souhaitait réaliser une exposition toute blanche, composée de photos carrées évoquant la lumière et se répondant entre elles, une série enveloppante.
Dans son futur reportage « D’amour et d’eau fraîche », en collaboration avec un maraîcher bio, elle évoque un hectare de terre permettant de nourrir 360 personnes. « Un travail global qui reste Moi », conclut la photographe.
Après l’assemblée générale prévue le vendredi 30 janvier, Julien Dubuc animera le prochain Arts’café le 21 février 2026, consacré à l’implication du numérique.