l’essentiel
Alors que le marché de l’ancien reprend des couleurs, les agents immobiliers du Sud-Ouest se fédèrent au sein de l’association Amanda pour favoriser le partage de mandats exclusifs et augmenter leurs volumes de ventes.
Dans un triangle qui va de Bordeaux à Toulouse et jusqu’au Pays basque, 760 agences immobilières se sont regroupées sous la bannière Amanda (ex. fichier Amepi). « Nous venons de lancer officiellement cette association qui est ouverte à toutes les agences de réseaux, indépendantes ou administrateurs de biens, avec un objectif commun : partager notre fichier de biens à vendre en mandats exclusifs avec le plus grand nombre d’agences, et accompagner plus facilement la mobilité de nos clients », résume Rodolphe Poubel, président de l’association et gérant de Citya Immobilier Toulouse.
Amanda : un accélérateur de ventes
Grâce à cet immense fichier accessible uniquement en poussant la porte des agences immobilières adhérentes (232 agences et une force de frappe de plus d’un millier de commerciaux rien qu’en Haute-Garonne), les acheteurs ont en effet un accès direct à 3 300 biens proposés en mandats exclusifs en ce moment dans la Ville rose. « C’est pour nous, une façon d’accompagner des clients avec des projets multiples. Nombreux sont ceux qui, par exemple, vendent une maison à Toulouse pour racheter deux biens plus petits, un appartement en ville et un pied-à-terre sur la côte Atlantique, et bien grâce à Amanda, nous les accompagnons sur tous leurs projets depuis une seule et même agence », décrit l’agent immobilier.
Car les chiffres sont là, « grâce aux mandats exclusifs, un bien affiché au bon prix se vendrait plus vite, en moyenne en trois semaines, quant aux agents immobiliers adhérents, ils partagent leurs honoraires mais réalisent quand même en moyenne 25 % de chiffre d’affaires supplémentaire », estime la profession.
+ 17 % de ventes dans l’ancien depuis un an
Cette nouvelle organisation survient dans un contexte plus optimiste au sein de la profession. « Nous avons enregistré une hausse des ventes de 17 % dans l’ancien sur l’année 2025 en Haute-Garonne, alors qu’au niveau national, les ventes n’ont progressé que de 11 % sur la même période », souligne Luc Vives, vice-président d’Amanda et gérant de Toulouse Orpi Immobilier.
Une reprise, qu’il explique avant tout par le dynamisme économique de Toulouse, même si elle ne concerne pas encore tous les segments. « Les investisseurs sont encore peu nombreux. Ceux qui achètent aujourd’hui sont en majorité des clients de résidence principale, en quête de biens standard à des prix abordables. » Une bonne nouvelle qui n’empêche pas la profession de rester sur ses gardes. « Nous restons vigilants pour 2026, car si l’encadrement des loyers et le permis de louer s’étendent à Toulouse, ce sera le coup de grâce », prévient Rodolphe Poubel.