Par

Baptiste Hue

Publié le

16 déc. 2025 à 18h11

Voici les enseignements à retenir du programme de courses 2026 dévoilé le samedi 13 décembre par Benoît Cosnefroy.

Pas de Grand Tour

« Je suis Français, mais je n’ai pas la prétention ni l’obsession du Tour de France. » Cette phrase, écrite dans la lettre de motivation envoyée en septembre par Benoît Cosnefroy à l’équipe UAE, a très vite laissé entendre que le Rauvillais ne ferait pas partie de la garde rapprochée de Tadej Pogacar cet été sur les routes de la Grande Boucle.

« Ils ne m’ont pas pris pour monter les cols du Tour de France devant », a confirme l’intéressé samedi lors du « média-day » organisé par sa nouvelle formation.

Si elle est regrettable pour ses fans qui ont toujours plaisir à le voir évoluer sur la plus grande épreuve au monde, cette absence assumée est certainement judicieuse d’un point de vue sportif, l’ancien minot de l’UC Bricquebec (Manche) n’ayant jamais vraiment su s’y illustrer, en cinq participations.

Physiologiquement plus adapté aux classiques qu’aux courses de trois semaines, Benoît Cosnefroy fera également l’impasse sur le Giro et la Vuelta.

Des courses de « seconde zone »

Benoît Cosnefroy préférerait-il être grand chez les petits que petit chez les grands ? En annonçant qu’il fera beaucoup de courses de « seconde zone », un programme qui lui « va bien », l’ancien champion du monde espoirs a pu surprendre par la formule employée.

La plupart du temps, je vais essayer de gagner le plus possible sur des courses secondaires, peu avec Tadej (Pogacar), peu sur le front n°1. Je sais que si je suis à mon niveau, je vais pouvoir jouer et gagner des courses. C’est pour ça qu’ils m’ont pris d’ailleurs. Je n’aurai pas une équipe qui roule pour moi toute la journée, mais je pourrai jouer ma carte dans le final, et c’est le plus important.

Benoît Cosnefroy

« Je sais que ça peut paraître fou parce qu’il y a Tadej et qu’on pense qu’on va rouler devant lui toute l’année, mais c’est l’équipe World Tour où il y a le plus de liberté », ajoute-t-il, persuadé de pouvoir profiter de la force de frappe de la meilleure formation au monde. « Je vais être du côté gagnant, normalement… »

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On le retrouvera ainsi par exemple sur la Classique de Valence (25 janvier), les quatre premières manches du Challenge de Majorque (du mercredi 28 au samedi 31 janvier), la Faun Ardèche Classic (28 février), la Faun Drôme Classic (1er mars).

Comme un symbole de la confiance que lui accordent ses dirigeants, la formation UAE alignera exceptionnellement une équipe sur le GP de Morbihan (9 mai) pour offrir la possibilité à son nouveau coureur d’engranger un quatrième succès. « Je crois qu’ils ont regardé mon palmarès », a-t-il souri. « Des courses ont été ajoutées au programme vis-à-vis de moi, donc c’est cool. »

Les quatre Ardennaises

Après un début de saison dans l’ombre du circuit principal, Benoît Cosnefroy retrouvera la lumière des grands rendez-vous au printemps, à l’occasion des classiques ardennaises, son terrain de jeu préféré.

Après la Flèche Brabançonne, où il s’était imposé en 2024, on le retrouvera sur l’Amstel Gold Race (2e en 2022), sa première course World Tour de 2026, et la Flèche Wallonne (2e en 2020, 4e en 2024), deux épreuvesl’absence de Tadej Pogacar devrait lui ouvrir le champ des possibles. Il sera en revanche aligné aux côtés du champion du monde slovène sur Liège-Bastogne-Liège, où il devrait se cantonner à un rôle d’équipier.

Benoît Cosnefroy a précisé qu’il avait 75 jours de course inscrits à son programme prévisionnel de 2026. Un chiffre élevé par rapport à ses standards chez Decathlon.

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