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Depuis septembre, l’antenne toulousaine de La Cravate Solidaire propose un accompagnement humain et personnalisé aux demandeurs d’emploi, en intervenant sur le « dernier kilomètre de l’insertion professionnelle ».

Lutter contre les discriminations à l’embauche en redonnant confiance aux candidats : c’est l’ambition de La Cravate Solidaire, qui a ouvert une antenne à Toulouse, au Grand Marché, en septembre dernier.

Créée il y a douze ans à Paris par trois étudiants, La Cravate Solidaire est aujourd’hui un réseau national de quatorze associations. Toulouse devient ainsi la quinzième antenne. « Notre objectif est de lutter contre les discriminations à l’embauche, notamment celles liées à l’image. Nous intervenons sur le dernier kilomètre de l’insertion professionnelle, là où un petit coup de pouce peut tout changer », résume Christine Houry, qui a cofondé l’antenne toulousaine avec Amel Abani.

Au cœur du dispositif : les ateliers « coup de pouce ». Chaque candidat y bénéficie d’un accueil chaleureux, d’un coaching vestimentaire, d’un atelier RH et d’une séance photo professionnelle. « L’idée, c’est que la personne reparte avec une tenue adaptée à son entretien, mais aussi avec plus de confiance en elle », souligne la cofondatrice.
Ces ateliers reposent entièrement sur l’engagement des bénévoles.

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À Toulouse, l’association compte déjà une cinquantaine de volontaires, dont une vingtaine très actifs. Les ateliers se tiennent pour l’instant le mardi après-midi, et seront également proposés le jeudi à partir de 2026.

Ils sont ouverts à toute personne ayant un projet professionnel, sur inscription. « Cela peut être un jeune en recherche d’alternance, un senior, une personne en situation de handicap, ou quelqu’un en reconversion. La seule condition, c’est d’avoir un projet », insiste Christine Houry.

Une trentaine de candidats accompagnés

Depuis son lancement, une trentaine de candidats ont déjà été accompagnés à Toulouse.

Si les dons de vêtements restent utiles, ils ne constituent pas aujourd’hui la priorité. « Notre principal besoin, ce sont les bénévoles », affirme la cofondatrice.

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La Cravate Solidaire souhaite également renforcer ses partenariats avec les entreprises, les institutions et les associations locales.

L’antenne est aujourd’hui centrée sur Toulouse mais son territoire d’action s’étend déjà à la Haute-Garonne, avec une ambition vers le Tarn et le Tarn-et-Garonne. À terme, l’association espère même lancer une version mobile de La Cravate Solidaire.

« Belle collecte » au sein de la Dépêche

Récemment, La Cravate Solidaire a organisé une collecte de vêtements en partenariat avec La Dépêche du Midi. « Avant même le lancement officiel, nous avions déjà reçu entre 30 et 40 kg de vêtements. Sur quinze jours, on peut atteindre 80 à 150 kg », se réjouit la cofondatrice.
Vêtements hommes et femmes, accessoires, sacs, ceintures, foulards… « Ce qui compte, c’est la qualité. Nous voulons que les candidats se sentent valorisés. »