Le ministère russe a dit compter sur l’Administration Trump « pour ne pas commettre une erreur fatale et pour s’abstenir de glisser davantage vers une situation qui menace d’avoir des conséquences imprévisibles pour l’ensemble de l’hémisphère occidental ».
Destiné à frapper Caracas au portefeuille, le blocus a été annoncé par le président américain Donald Trump, qui a massé depuis l’été dernier une flottille de navires de guerre au large des côtes du Venezuela. L’Administration Trump exerce une forte pression sur le pays et son gouvernement depuis des mois, cherchant à pousser au départ le président Nicolás Maduro, que Washington accuse d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic.
Les États-Unis ont notamment bombardé des embarcations en provenance du Venezuela, tuant au moins 99 personnes sans jamais prouver leur implication dans le trafic de drogue, et ont saisi la semaine dernière en mer des Caraïbes un pétrolier à destination de Cuba qui transportait du pétrole brut vénézuélien.
« Une montée de tensions dans la région »
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a pour sa part indiqué jeudi que Moscou considère la « montée des tensions dans la région » comme « potentiellement très dangereux ». « Le Venezuela est notre allié, notre partenaire, et nous sommes constamment en contact », a-t-il déclaré lors de son point presse quotidien, appelant « tous les pays de la région à la retenue afin d’éviter toute évolution imprévisible de la situation ».