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Le leader de Ligue Magnus et son dauphin s’affrontent ce soir à l’Iceparc. D’un côté, les hommes de Carl Mallette, équipe la plus en vogue cette saison, de l’autre, des angevins en quête d’un second souffle après une quinzaine loin d’être de tout repos. Sur leur glace pour défendre leur titre, les hommes de Jonathan Paredes trouveront-ils les ressources pour sortir l’ogre aux airs de dragon ? Réponse au fil de ces soixantes minutes.
Round d’observation
Si l’entame de partie est à l’avantage des Dragons de Rouen, les tirs cadrés se font rares en ce début de partie, ainsi Jacob Smith, arrivé la veille pour remplacer au pied levé Matthew O’Connor, est un temps épargné. Puis viennent les vagues successives teintées de jaune, sur une défense locale bien pâle. Smith s’impose à deux reprises avant de voir les siens récupérer de l’air après une pénalité sévère à l’encontre d’Anthony Rech (05’55). Le meilleur attaquant de ce début de saison se rendant coupable d’un retenir en tentant de se défaire de Marius Serer venu défendre dans la bande. Une pénalité qui coûte cher au dernier nommé, contraint de sortir de la glace en boitant, vraisemblablement touché au genou, celui-là même qui lui avait valu deux semaines d’absence en amont de la Coupe Continentale. Le momentum vire néanmoins en faveur des locaux qui butent sur un quatuor solidaire et ayant bien appris le circuit de passe adverse. Mac Carruth est ainsi protégé du danger par ses coéquipiers qui défendent le plomb avant de reprendre leur marche vers l’avant une fois Rech de retour sur le glaçon. Les hommes en jaune viennent noircir la feuille de match, poussant Smith à s’employer de manière peu académique mais efficace. Le score de parité demeure alors jusque dans les dernières minutes de ce premier acte, mais Jere Rouhiainen, mal entré dans son match, vient offrir aux Dragons l’occasion de sortir les griffes. Battu derrière sa propre cage, le défenseur angevin se rend coupable d’un faire trébucher et offre deux minutes de supériorité aux visiteurs du soir (16’55). Deux minutes au cours desquelles les Rouennais ne quitteront que brièvement la zone offensive, deux minutes au cours desquelles Smith doit s’employer par tous les moyens pour repousser les tentatives de Loïc Lampérier et de ses coéquipiers. Angers plie mais ne rompt pas et la sirène renvoie les deux formations aux vestiaires sur un score bien éloigné de la réalité de la glace.
Coaching gagnant
Frustré après la défaite des siens fin septembre, Carl Mallette a bien retenu les leçons de cette partie. Alors ce soir, son équipe est de manière assez nette, la meilleure sur la glace. Face à des angevins qui affichent un visage bien timoré, les Dragons déroulent leur plan de jeu avec une défense hermétique aux entrées en zone en possession comme pièce maîtresse. Car voilà sans doute l’une des clés de la réussite des hommes de Carl Mallette. S’il est, comme beaucoup d’entraîneurs, de ceux qui souhaitent aller presser haut pour empêcher la relance, il s’est aussi doté d’un système qui ferme totalement la zone neutre et empêche cette équipe angevine de dérouler son jeu de transition. Un système qui avait fait ses preuves face à Grenoble et qui réédite la performance ce soir. Seulement voilà, les palets récupérés ne permettent pas aux Dragons de faire la différence de l’autre côté de la glace tant ils butent sur Jacob Smith, auteur d’une vingtaine d’arrêts à l’approche de la mi-match. Ducs et Dragons offrent une adaptation française de Fort Alamo avec Smith dans le rôle de Davy Crockett. S’il repousse inéluctablement l’échéance, il ne peut l’éviter. Peu après la demi-heure de jeu, voilà qu’il tombe au combat. Sur une joli combinaison avec Tomas Simonsen, Anthony Rech se retrouve seul. Sa feinte de tir force le cerbère angevin à s’avancer pour fermer l’angle… et à commettre l’erreur qui sera fatale aux Ducs. Rech profite de l’espace qu’il vient de se créer pour effacer le gardien et briser la glace plus que logiquement (0-1 à 34’05). Le but résonne dans les têtes angevines qui peinent à sonner la révolte avant la sirène. Mac Carruth, un tantinet privé de palet, voit son travail être facilité par l’efficacité redoutable de sa défense, permettant aux siens d’entamer sereinement la troisième période avec cet avantage au tableau d’affichage.

Réveil tardif
Battus sur ce qui est l’une des forces de ce collectif, les Angevins attaquent l’ultime période avec de meilleures intentions. Leurs excursions en zone offensive, très brève jusqu’en ce début de troisième tiers, se veulent plus longues. Preuve que le jeu sourit aux ambitieux, Florian Chakiachvili est envoyé au frais pour deux minutes après avoir envoyé le palet en dehors de l’espace de jeu (43’49). Les Ducs tentent de faire sauter le verrou mais les tentatives lointaines, fruit de la paire Donaghey – Rouhiainen ne trouvent pas l’espace nécessaire pour convertir. Carruth, tantôt aidé par ses montants, tantôt aidé par une défense héroïque, conserve sa cage inviolée jusqu’au retour au jeu de l’international français. Les angevins cherchent à contourner le mur de fer érigé à l’est par les Dragons mais se heurtent à un manque de solution. Ainsi, leurs offensives se limitent à une série d’échappées en solitaire. De l’autre côté, les hommes de Carl Mallette connaissent une légère baisse d’intensité mais profitent des erreurs dominicales pour faire s’écouler le chronomètre de cette partie : Orrin Centazzo est chassé pour une obstruction mal sentie alors que les siens tentaient d’installer leur jeu en zone offensive. Rouen hérite donc d’une opportunité de tuer la rencontre mais ne trouve pas la faille, se frottant notamment aux acrobaties tout droit sorties des années 70 de Jacob Smith qui maintient les espoirs des siens en vie, contre vents et marées. Les secondes s’égrainent et le filet angevin s’apprête à se faire désert. Seulement voilà, le mur de fer résiste et pousse les hommes de Jonathan Paredes à commettre une série d’erreurs qui amenuise leurs espoirs. Lorsque le gardien déserte enfin son filet, le jeu en surnuméraire se brise sur les côtes normandes, les Dragons multipliant les sacrifices. Un dégagement interdit vient enterrer les espoirs angevins qui quittent cette édition de la Coupe de France au terme d’une partie dominée par les visiteurs du soir.
Dans le duel de cerveaux, Mallette et Paredes sont désormais dos à dos. Les Dragons continuent leur reconquête de la Coupe de France, bientôt dix ans après leur dernier sacre. De leur côté, les angevins concèdent une sixième défaite en dix matchs mais connaissent désormais la marge de progression qui est la leur face au leader de Ligue Magnus.
Elus hommes du match : Jacob Smith (Angers) et Mac Carruth (Rouen)
Angers 0-1 Rouen (0-0, 0-1, 0-0)
Mercredi 17 décembre 2025 à 20h30 à l’Iceparc – 3 586 spectateurs
Arbitrage de Julien Peyre et Adrien Ernecq assistés de Thomas Simon et Pierre Mercier
Tirs : Angers 24 (4, 9, 11) Rouen 37 (14, 18, 5)
Pénalités : Angers 4’ (2’, 0’, 2’) Rouen 4’ (2’, 0’, 2’)
Mises au jeu : Angers 28 (10, 11, 7) Rouen 27 (4, 11, 12)
Evolution du score
0-1 à 34’05 : Rech assisté de Simonsen et Chakiachvili
Angers
Attaquants :
Jonathan Charbonneau – Philippe Halley (A) – Robin Gaborit (C)
Téo Sarliève – Kale Kerbashian – Orrin Centazzo (2’)
Cédric Di Dio Balsamo – Nicolas Ritz – Jordan Hervé
Noa Besson – Marius Serer – Simon Pasquet
Jules Albert-Oscaby
Défenseurs :
Neil Manning – Vincent Llorca
Cody Donaghey – Jere Rouhiainen (2’)
Ethan Cap – Matthew Prapavessis
Gardien :
Jacob Smith (36 arrêts)
Remplaçant : Elliot Lévêque (G). Absents : Sami Tavernier, Lucien Onno, Romain Gutierrez (blessés). Fiorenzo Villard (choix).
Rouen
Attaquants :
Anthony Rech (2’) – Michael Regush – Tomas Simonsen
Loïc Lampérier (C) – Simon Lafrance – Chase Gresock
Julien Tessier – James Phelan – Tommy Perret
Vincent Nesa – Robin Colomban – Johannès Avonde
Défenseurs :
Florian Chakiachvili (A, 2’) – Patrick Holway
Pier-Olivier Roy – Gustav Bouramman
Dylan Yéo (A) – Charles Schmitt
Gardien :
Mac Carruth (24 arrêts)
Remplaçant : Lucas Mugnier (G). Absent : Rolands Vigners (blessé).

