C’est une première récente dans l’histoire de Nice : une Saint-Eloi, patron des métalliers, des horlogers, des mécaniciens, fêtée à Nice du 5 au 7 décembre, en présence d’une délégation nationale emmenée par Christophe Bonhomme, président d’une section forte de 3.900 entreprises adhérentes pour 40.000 salariés. Les plus grosses unités, le recensement complet toisant les 20.000 structures pour 69.000 collaborateurs : l’Union des Métalliers, sur les 10Mds€ de CA annuel réalisé, en revendique 80%. Une branche forte, pilotée pour la FBTP 06 par Fabrice Fernandez, président de la section Métallerie Miroiterie du 06 (75 entreprises adhérentes, 1.500 salariés affiliés). Une section qui revendique son appartenance à la filière du bâtiment, pourvoyeuse de garde-corps, de ferronneries diverses y compris d’art, de charpentes et menuiseries métalliques… « Un secteur riche en compétences, qui a conservé, souvent, ses capacités de conception en interne« , souligne fièrement Christophe Bonhomme, président national de l’Union des Métalliers. « Des savoir-faire qui vont de l’enclume à la commande numérique« , renchérit Hervé Lamy, délégué général du Groupe Métallerie à la Fédération Française du Bâtiment.

Une Saint-Eloi iconique

« Fêter -et médiatiser- notre Saint-Eloi, c’est offrir de la visibilité à nos métiers, pour attirer des jeunes dans nos formations, initiales ou continues« , haranguent les représentants nationaux, qui cette année ont été invités à Nice pour célébrer leur saint-patron et introniser une douzaine de nouveaux compagnons pour rejoindre une confrérie qui a franchi le cap des 500. L’occasion, aussi, de venir au contact des territoires pour les instances nationales, friandes de retours terrain, notamment sur les formations proposées. Sur le 06, elles sont assurées par divers établissements, Pierre Sola, Don Bosco, Hutinel, Vauban, CFB d’Antibes, par les Compagnons du devoir aussi, jusqu’au niveau BTS à Léonard de Vinci. Dans la métallerie comme dans beaucoup d’autres filières, le recrutement reste une épine sensible dans le pied des entreprises : « nous avons besoin de compétences techniques, et souvent, ça n’est pas le salaire qui coince, mais le logement », avouent Fabrice Fernandez et Lionel Dolciani, les locaux de l’étape. Qui croient dur comme fer dans une matière première aux vertus décarbonées européennes pour faire fructifier leur filière. 

Entre tradition et modernité

Pour sa 61e édition niçoise, la Saint-Eloi by l’Union des Métalliers s’est offert un petit séjour en bord de Méditerranée, loin des ors de Versailles de l’an passé. Rendez-vous a été donné au CUM, sur la Prom’, temple des connaissances (déjà un beau symbole) pour la Confrérie de Saint-Eloi. Auront été rappelées les origines de cette célébration haute en couleur, et cet évêque de Noyon, Eloi de son petit nom et orfèvre de profession, à qui ce bon roi Dagobert, suspicieux, avait confié sa couronne pour vérifier sa teneur en or… Il en reste aujourd’hui une contine.

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