Par

Rédaction Paris

Publié le

19 déc. 2025 à 6h04

Attention ! Ça tourne. Depuis ce vendredi 19 décembre 2025, les contrôleurs de la RATP et de la SNCF sont équipés de caméras-piétons qu’ils pourront allumer à chaque intervention dans les transports en commun. À Paris et en Île-de-France, ils pourront déclencher ce dispositif « à des fins de prévention et de dissuasion », selon le ministère des Transports.

Le décret vient d’être publié au journal officiel, jeudi 18 décembre, après que la mesure ait été adoptée en mars par le parlement. Le texte vise ainsi à pérenniser l’expérimentation menée et finie en octobre 2024. « Plus de 11 000 agents de contrôle sont concernés sur l’ensemble du territoire » par ce nouvel équipement. « Très attendues par les agents, les caméras-piétons sont un outil de prévention et de dissuasion qui a déjà fait ses preuves : elles constituent une réponse immédiatement opérationnelle à l’insécurité », a indiqué le ministre, Philippe Tabarot dans un communiqué.

Un dispositif déjà en vigueur

« Les contrôleurs, y compris ceux des lignes transfrontalières, pourront ainsi enregistrer leurs interventions en cas d’incident, au moyen d’une caméra individuelle », indique le décret précisant que le dispositif est « déjà en vigueur pour les agents de la sûreté ferroviaire et du service interne de sûreté de la RATP ».

Chaque enregistrement sera conservé durant 30 jours avant de s’effacer automatiquement. Avant d’allumer la caméra, les agents devront obligatoirement le faire savoir aux personnes contrôlées. Cependant, si « la situation laisse craindre un risque immédiat d’atteinte à la vie ou à l’intégrité d’une personne », le contrôleur pourra se retenir de prévenir lors du déclenchement de l’enregistrement.

Au micro de CNews et Europe 1 jeudi, le ministre des Transports est revenu sur certaines dispositions du projet de loi initial qui ont été censurées par le Conseil constitutionnel. À savoir, l’usage par les agents de sécurité de pistolets à impulsion électrique. Il a indiqué vouloir tout de même y parvenir « par une autre forme, à travers des décrets ». « Ce sont des agents qui sont formés, qui peuvent avoir des armes létales, il me paraît logique qu’ils puissent avoir également des armes non létales qui peuvent être efficaces sur certaines rames, ou certains métros, ou certaines gares ». En outre, selon lui, les caméras algorithmiques (utilisant l’intelligence artificielle), déjà utilisées « pour des événements sportifs, pour des concerts », devraient l’être aussi « pour le quotidien des Français ». « Je vais revenir à la charge sur ces questions. Je pense que c’est indispensable », a ajouté le ministre.

Avec AFP

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.