Quinze jours seulement après avoir levé le pied sur les restrictions, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône fait marche arrière. Face à une recrudescence immédiate des troubles à l’ordre public, un nouvel arrêté de fermeture nocturne des épiceries tombe comme un couperet. Il est entré en vigueur dès hier soir dans le centre-ville de Marseille.
C’est un retour à la case départ pour les commerces nocturnes. La préfète de police déléguée, Corinne Simon, avait pourtant tenté de jouer la carte de la confiance. Depuis deux semaines, elle avait fait le choix de ne pas renouveler l’arrêté de fermeture, offrant un répit aux épiceries de nuit.
Le bilan de ce « test » est sans appel. « Après 15 jours sans arrêté, les nuisances et troubles à l’ordre public constatés ont conduit la préfète de police déléguée à revoir ce choix », indique la préfecture dans une communication officielle.
Fermeture immédiate dans le centre-ville
La sanction est tombée hier soir avec la publication d’un nouvel arrêté. La fermeture anticipée s’applique de nouveau depuis ce jeudi soir pour les établissements situés dans le centre-ville de Marseille.
Et les autorités préviennent : ce périmètre n’est pas figé. La préfecture menace d’élargir la zone « en cas de troubles constatés en dehors du secteur concerné ».
L’avertissement d’octobre a été mis à exécution
Ce durcissement n’est pas une surprise totale. En octobre dernier, Corinne Simon avait annoncé sur notre antenne un « assouplissement » du dispositif suite à une nette amélioration de la situation durant l’été. Mais elle avait été très claire : « Les sanctions pourront être réactivées très très vite si les nuisances reprennent ».
Il semble que l’avertissement n’ait pas été entendu. Depuis le mois de mars, la lutte contre la « vie infernale » subie par les riverains (consommation d’alcool sur la voie publique, tapage, rixes, rassemblements) reste une priorité. La parenthèse de tolérance est donc officiellement refermée.